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Un ?cafouillage administratif? irrite le Premier ministre

15 décembre 2004, 00:00

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Le Premier ministre, Paul Bérenger, est excédé. Il n?apprécie pas que des ?instructions de ratification? de la convention des Nations unies contre la corruption n?aient pas été transmises aux Nations unies. Il a ordonné, hier, une enquête au ministère des Affaires étrangères et devait apprendre que ce manquement est le résultat d?un ?cafouillage administratif?.

C?est lundi que le chef du gouvernement découvre un communiqué de Transparency Mauritius dans lequel un appel à la ratification de cette convention est fait aux autorités. Cette convention a trait, entre autres, à la saisie des biens volés par des hommes politiques et à leur restitution à leurs propriétaires légitimes. Le communiqué, publié le 9 décembre, note que Maurice était le troisième pays après le Kenya et le Sri Lanka à signer la convention le 19 décembre 2003. ?Malheureusement elle ne l?a toujours pas ratifiée à ce jour?, affirme le communiqué.

Irrité par son contenu, Paul Bérenger a insisté pour que la situation soit rapidement corrigée, d?autant que le Conseil des ministres avait pris la décision de ratifier cette convention depuis le 25 juin 2004.

Transparency International (TI) avait publié ce communiqué à l?occasion de la Journée mondiale des Nations unies contre la corruption. Les branches nationales de TI, dont Transparency Mauritius fait partie, ont décidé de faire pression sur les gouvernements et parlements dans le but de les amener à signer ou ratifier la convention. Celle-ci doit être ratifiée par 30 pays pour entrer en vigueur. Or 13 pays l?ont ratifiée à ce jour. Ladite convention devrait aussi faciliter les procédures d?extradition des hommes politiques corrompus qui se seraient réfugiés à l?étranger.

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