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Un avenir prometteur pour les métiers de l?Ecole hôtelière
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Un avenir prometteur pour les métiers de l?Ecole hôtelière
L?Ecole hôtelière de Maurice, à Ebène, a ouvert ses portes aux jeunes pendant deux jours consécutifs. Et ils en profitent ! Des centaines de collégiens et de collégiennes, mais aussi d?autres adolescents et même des parents, ont répondu hier à l?appel du centre de formation. Curieux, pas encore décidés mais fortement attirés. Et surtout, convaincus que l?hôtellerie, la restauration et les autres métiers du tourisme, sont l?avenir.
De 9 heures à 16 heures, ils défilent dans toutes les salles et à tous les étages de l?Ecole hôtelière. Le concept des portes ouvertes prend toute sa dimension. Mise en place d?une table, démonstration de cocktails, flambage (crêpes, fruits), avec un petit détour par la suite témoin et une visite des salles de classe, les jeunes qui s?intéressent aux métiers du tourisme ont un avant-goût de ce qui pourrait bien les attendre dans quelques années. S?ils décident de se lancer dans cette filière.
?Il y a un réel engouement. A l?issue des deux journées portes ouvertes, plus de 2 000 collégiens auront visité le centre?, explique Kumar Sahye, enseignant en restauration. Au four et au moulin, ce professeur et plusieurs collègues, canalisent les visiteurs vers les différentes salles de l?école.
Souvent très jeunes, les visiteurs, garçons et filles en uniformes ou en tenue décontractée, ouvrent de grands yeux. Intéressés ? ?Bien sûr?? Décidés à en faire un métier ? ?Peut-être?? Des formulaires d?inscription sont disponibles et les plus décidés commencent à remplir les cases. ?Je vais réfléchir?, lâche une jeune fille avec un air rêveur.
Une alternative pour les Mauriciens
Les étudiants de l?école, en tout cas, se mettent en quatre pour leur faire découvrir le centre et ses possibilités. Ils servent de guide et ont préparé plusieurs expositions pour mieux expliquer le programme d?études. ?Nous faisons de notre mieux pour répondre à toutes les questions?, explique Amit, étudiant de deuxième année.
L?école a surtout interrompu le cours normal des choses. Et, surprise du chef, elle a réservé aux collégiens une chaude réception avec une sympathique animation musicale et une dégustation de hors d??uvre dans l?atrium, transformé en salle des fêtes.
Au-delà de la fête et du spectacle, l?Ecole hôtelière d?Ebène se positionne comme une vraie alternative pour des milliers de jeunes Mauriciens. ?Pour un jeune qui a suivi une formation à l?école et qui intègre un établissement hôtelier, la progression peut être rapide, surtout parce que l?industrie croit en l?école et mise sur la formation qui y est dispensée?, insiste Kumar Sahye.
Harmon Chellen, le directeur, insiste sur le sérieux et la volonté de réussite qui doit animer ceux qui veulent faire carrière dans l?hôtellerie. ?C?est vrai qu?on peut grimper très vite. Mais il faut aussi être prêt à commencer à zéro?, insiste le directeur de l?Ecole hôtelière. En hôtellerie et en restauration, surtout, il faut accepter de démarrer au bas de l?échelle, aussi bien dans la hiérarchie que dans la grille salariale.
Même si, avance Harmon Chellen, un serveur, débutant mais formé, peut gagner Rs 10 000 en moyenne par mois dans un grand hôtel, en comptant les différents avantages. A condition ne pas avoir peur des horaires et de l?effort. Il peut même rêver de diriger son département, à moyen terme. ?Il est impératif d?avoir la bonne attitude?, conclut le directeur.
DÉCENTRALISATION
Une troisième antenne dans l?Est
■ En 2005, 1 100 étudiants sont inscrits à l?Ecole hôtelière. Le centre de formation a entamé sa décentralisation avec deux antennes à Surinam et Pointe-Jérôme. Elles accueillent chacune 224 étudiants. Une troisième antenne pourrait même voir le jour dès cette année, dans l?Est.
La formation de base est gratuite. Les stagiaires touchent même des allocations.
Les deuxième et troisième niveaux sont payants.
Le montant annuel ne dépasse pas Rs 21 500, pour le même type de formation, qui coûte quelque Rs 350 000 (7 000 £) en Grande-Bretagne !?
Outre les filières classiques (restauration, hébergement, administration), un nouveau cours est proposé cette année. Il s?agit de l?art culinaire.
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