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Un avenir politique incertain
Dev Hurnam laisse planer un certain flou sur son avenir politique. Il envoie des signaux parfois contraires. Il semble d?abord vouloir montrer son allégeance envers son parti, le Mouvement militant mauricien (MMM). « Je ne peux pas me prononcer sur les options qui s?offrent à moi avant d?avoir parlé à mon leader, Paul Bérenger », dit-il. Il rappelle qu?il a été « élu sur la base d?un ticket MMM » et que le Secrétaire général du parti, Ivan Collendaveloo, avait demandé qu?on cesse de lui chercher noise. C?était au moment de son arrestation en avril.
Toutefois le MMM devait décider de le suspendre de toutes les instances du parti et de son groupe parlementaire. Ce qui laisse un arrière goût amer à Dev Hurnam. « Cela m?irrite quand je pense à mon passé de militant. » Il nie avoir voulu provoquer qui que ce soit allant s?asseoir derrière le député travailliste Rajesh Jeetah à la dernière session parlementaire. Selon lui, il ne faut y voir aucun signe : « Je siège en indépendant jusqu?à nouvel ordre. »
Justement, ce nouvel ordre tarde à venir. Paul Bérenger, si prompt à réagir face à ce genre de situation, laisse les choses se décanter. Il choisit de ne pas recevoir Hurnam au plus vite. « J?attends une rencontre, mais je ne sais pas pour quand elle est prévue » explique le principal concerné. Mais quand on l?interroge sur ce qu?il attend de son parti, il sombre vite dans sa contradiction coutumière : « Je n?attends rien », lance-t-il de manière péremptoire.
Toutefois, Hurnam semble attendre beaucoup de ses mandants, et inversement. C?est en consultation avec eux, qu?il dit vouloir déterminer son avenir politique. « Je ne peux pas ne pas les consulter avant de prendre une décision.» Il récuse toute idée de grogne parmi eux par rapport au silence du MMM sur son sort. « Mes mandants ont dû suivre ce qui a été dit par le Secrétaire général du parti.»
Sa démission de l?Assemblée, qu?il avait envisagée quand la Cour Suprême a maintenu sa détention le 18 juin, n?est plus à l?ordre du jour. « Je me sentais persécuté, j?ai envisagé de démissionner car l?incarcération allait être permanente. Je ne pouvais voir mes mandants souffrir davantage. J?ai dit cela sous le coup de l?émotion. »
L?avenir politique de Dev Hurnam se jouera dans les prétoires. La décision des juges déterminera s?il pourra continuer sa carrière politique ou s?il devra prendre sa retraite forcée. Pour l?heure, le député souffle le chaud et le froid.
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