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Un élève de 7 ans fracture le bras de son camarade en classe

3 octobre 2008, 00:00

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Le bras gauche fracturé : telle est la blessure subie par cet élève de 7 ans qui dit avoir été frappé par un camarade de classe, également âgé de 7 ans. Une chaise en métal aurait été utilisée pour l?agression qui s?est déroulée lundi, 29 septembre, vers 11 heures, dans une salle de classe à la Ramnarain Roy Government School, à Rivière-Sèche.

L?enseignant était, semble-t-il, absent au moment de l?incident. André Emille, attaché de presse au ministère de l?Education, affirme être au courant de l?agression mais qu?il n?avait «aucune information s?il y avait ou non un instituteur dans la salle de classe au moment où l?incident s?est produit».

Selon les dires de Ricardo Chetlallsing, père de la victime, son fils est rentré de l?école à 3 h 30 en pleurs «avec le bras qui pendait, fracturé en deux». Le petit, lui, raconte qu?il était assis et que son présumé agresseur, «qui a l?habitude de taquiner les élèves», a voulu le frapper avec une chaise. Par réflexe, il aurait tenté de se protéger la tête en soulevant son bras. C?est ainsi qu?il a eu le bras fracturé.

<B>Instituteur absent</B>

Cet incident s?est produit «sans aucune raison ; il n?y avait aucune dispute entre les deux avant que mon fils ne soit blessé», dit Ricardo Chetlallsing. Il s?est alors rendu immédiatement à l?école, avec son fils. Mais il n?y avait plus personne. «J?ai ensuite téléphoné au poste de police de Bel-Air pour les informer de l?incident. C?est seulement le lendemain matin qu?ils ont réagi, lorsque je me suis rendu à nouveau à l?école pour avoir des éclaircissements», ajoute-t-il, irrité.

Le père de l?enfant raconte que son fils a dû supporter la douleur de 11 heures à 3 h 30 le jour de l?agression. Quand nous lui demandons pourquoi le garçon n?a pas immédiatement informé le personnel de l?école de l?agression, il nous répond que son fils «n?a trouvé personne».

Même le lendemain matin, mardi, Ricardo Chetlallsing n?a pu trouver d?explication auprès du maître d?école. «Mon fils, ainsi que les autres élèves de seconde, m?ont révélé que leur institutrice était absente et qu?il n?y avait pas d?instituteur remplaçant dans leur salle de classe. Le maître d?école m?a affirmé le contraire. Par contre, il disait ne pas savoir exactement qui remplaçait dans cette classe et qu?il ne pouvait comprendre comment cet incident a eu lieu.»

Le petit garçon a été opéré. Son état est jugé assez grave. Ses parents accablés attendent mardi pour connaître son sort : ils doivent, ce jour-là, se rendre au rendez-vous médical pour leur fils. Le père, contrarié, se lamente : «Maintenant, le pauvre portera une hideuse cicatrice à vie ! Autant que je sache, je n?envoie pas mon enfant à une école militaire...» La police a ouvert une enquête.

<B>Fadya NAZIRKHAN-MAHMOUD</B>

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