Publicité
TÉMOIGNAGES 1
- Jabbar Abdoola, 16 ans
Ne vous fiez pas à cette bouille juvénile, à cet air de gamin qu?a Jabbar Abdoola. Cet étudiant de 16 ans qui fréquente le collège Royal de Port-Louis, n?a pas froid aux yeux et n?hésite pas à dire haut et fort ce qu?il pense de l?école. Pas de complaisance, pas de faux éloges, il a choisi de privilégier le franc-parler. À quoi sert-il d?aller à l?école ? « Pour nous les jeunes, c?est une façon de vivre car on n?a pas le choix. Si on est brillant on pourra éventuellement avoir un boulot. » Et pour ce qui est de la culture, de l?épanouissement. ? « Personne ne nous a jamais parlé de tout ça. On va à l?école pour avoir un certificat qui équivaut à un passeport pour l?avenir. » Son point de vue sur la discipline : « Elle n?est pas respectée. On ne peut rien imposer aux étudiants, ils ont toujours le dernier mot. À mon avis, les rules and regulations devraient être revues, réactualisées en consultation avec les parents. »
Qu?en est-il des enseignants ? « On a l?impression qu?ils ne donnent pas le meilleur d?eux-mêmes. Dans certains cas, ils se montrent discriminatoires et manifestent ouvertement leur préférence pour certains élèves. Quand on fréquente un collège de renom comme le collège Royal de Port-Louis, on s?efforce de faire des efforts supplémentaires pour maintenir la tradition. On prend ainsi plusieurs leçons particulières. » Les dangers de l?école ? « Le Peer Group, il exerce souvent un effet néfaste. La violence, le vandalisme et la désobéissance caractérisée sont quelques-unes des conséquences directes. » Pour finir, les réformes : « Elles sont globalement positives. Les autorités ont eu le courage d?apporter des changements mais je trouve qu?il faut maintenir la compétition. »
- Stény Emilien, 18 ans
À Rodrigues, Stény Emilien a la réputation d?avoir la poigne solide. Studieuse depuis toujours, elle a décroché 12 unités lors des examens du SC et maintenant qu?elle attend les résultats du HSC, elle caresse déjà le rêve de faire des études de gestion en Australie. Son analyse sur l?école est très positive. Elle considère que l?école remplit deux missions, celle de former académiquement et celle de développer la personnalité. Côté scolaire, elle estime que les enseignants sont compétents et s?il y a échec scolaire, elle juge que cela relève de la responsabilité des élèves. « Certains élèves ont des problèmes de réception. Ils n?enregistrent que le quart de ce qu?explique le prof. En fait si on veut réussir, si on veut intégrer le système il faut faire beaucoup d?efforts. » Côté personnalité : « L?école met beaucoup de facilités à la disposition des étudiants. De nombreux clubs ont été mis sur pied au Rodrigues College afin de promouvoir l?épanouissement du jeune. On a le club de santé, théâtre, badminton, les majorettes, même un club de presse dirigé par les élèves et plein d?autres. Il y assez de clubs à l?école pour satisfaire les besoins de chaque élève. Il y aussi un service d?écoute pour tous ceux qui ont quelque chose à partager. » Si elle est d?avis que les jeunes Rodriguais sont aussi ambitieux que les Mauriciens, elle constate néanmoins que l?école seule ne peut pas tout faire et qu?elle doit être complémentaire avec d?autres aspects de la société. « D?abord les étudiants à Maurice ont un choix plus large de sujets. Les jeunes mauriciens sont épanouis ayant plus de facilités que nous. Ils ont des piscines, des gymnases, et beaucoup de compétitions sont organisées pour eux. Ils ont des salles de théâtre, des musées, et pleins d?autres facilités mises à leur diposition. » Ce serait quoi une école parfaite pour Stény ? « Un endroit où le jeune peut s?épanouir, s?exprimer librement, apprendre à vivre avec les autres, un lieu où le jeune ne se sent pas diminué. »
Publicité
Publicité
Les plus récents