Publicité

Tunisie-Sénégal, sur un air de revanche

6 février 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Match annoncé indécis, le Tunisie-Sénégal des quarts de finale de la CAN 2004 ce soir à Radès, est d?autant plus incertain qu?il fleurera bon la revanche pour le sélectionneur des Aigles de Carthage, Roger Lemerre.

Car ce sont les Lions de la Teranga qui le 31 mai 2002 lors du Mondial asiatique, avaient battu la France 1-0 lors du match d?ouverture, précipitant du coup l?élimination, dès le premier tour, des champions du monde en titre, alors entraînés par Roger Lemerre.

Pour ce match à quitte ou double, le contexte ne sera plus le même que lors du premier tour. « Chaque match a sa vérité », répète Lemerre, pour ne pas dévoiler ses cartes.

Toujours est-il que pour l?ancien patron des Bleus, c?est une opportunité inespérée qui s?offre à lui pour effacer les traces d?une plaie qui « m?a marqué à jamais », avait-il confié à l?Associated Press lors d?une conférence de presse.

Ce sera pour lui, un double défi à relever : emmener sa troupe « le plus loin possible » dans cette CAN et assouvir sa soif de revanche contre un adversaire qui l?a fait tomber de son piédestal.

<B> LES AIGLES DE L?ESPOIR </B>

C?est du reste le souhait exprimé du fond du c?ur par le président de la Fédération tunisienne de football (FTF) deux jours avant la rencontre. « J?espère que Lemerre prendra sa revanche, ce sera bon pour lui et pour nous », a déclaré Hammouda Ben Ammar.

Même si sur le papier le Sénégal, quart finaliste au dernier Mondial et 33e dans le classement FIFA contre un rang de 45e pour son adversaire, part relativement favori, le contexte du match de Radès change totalement les données.

Portant les espoirs de tout un peuple, les Aigles de Carthage qui jouent à domicile et auront derrière eux quelque 60 000 supporters, possèdent en effet un avantage psychologique pour avoir terminé le premier tour premiers de leur groupe, alors que les Lions de la Teranga ont fait un parcours mi-figue mi-raisin et ont failli être supplantés par les novices Rwandais pour la deuxième place qualificative du groupe B.

Autre facteur qui plaide pour les Tunisiens: ils dominent les Sénégalais dans les confrontations directes qui ont opposé les deux équipes. L?historique de ces rencontres donne 7 victoires pour la Tunisie, contre seulement 3 pour le Sénégal et 5 matches nuls.

En tout état de cause, Tunisiens comme Sénégalais qui n?ont jamais remporté la couronne continentale, caressent l?espoir d?inscrire leur nom au palmarès de la CAN.

Publicité