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Tunisie : Démission de trois membres du gouvernement

18 janvier 2011, 00:00

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Tunisie : Démission de trois membres du gouvernement

Le secrétaire d''''Etat aux Transports du nouveau gouvernement d''union nationale tunisien a annoncé mardi ( 18 janvier) sa démission ainsi que celles de deux autres ministres.

Anouar Ben Gueddour a indiqué à l''Associated Press qu''il avait démissionné en compagnie de Houssine Dimassi, ministre de la Formation et de l''emploi, et d''Abdeljelil Bédoui, ministre auprès du Premier ministre.

Ces trois ministres sont membres du syndicat UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens). Ils avaient fait leur entrée dans le gouvernement d''union nationale annoncé lundi en Tunisie, trois jours après la fuite de l''ancien président Zine El Abidine Ben Ali. Lors d''une réunion extraordinaire près de Tunis, ce mardi, l’UGIT a pris la décision «de ne pas reconnaître le nouveau gouvernement».

Ce gouvernement est composé d''anciens ministres reconduits dans leurs fonctions (Défense, Intérieur et Affaires étrangères) et de trois chefs de partis de l''opposition légale qui y ont fait leur entrée. Il s''agit de Nejib Chebbi, un des fondateurs du Parti démocrate progressiste (PDP), nommé  au Développement régional et local, du Dr Mustapha Ben Jaâfar (Forum démocratique pour les libertés et le travail/FDLT) à la Santé publique, et d''Ahmed Brahim (mouvement Ettajdid/ancien parti communiste) à l''Enseignement supérieur.

Par ailleurs, des milliers de Tunisiens ont manifesté à la mi-journée en province contre la présence dans le nouveau gouvernement de transition de membres de l''équipe sortante du président déchu Ben Ali. Notamment à Sfax (centre-est) et à Sidi Bouzid (centre-ouest) d''où est partie à la mi-décembre la révolte populaire.

Une centaine de personnes ont manifesté sur l''avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis.  A leur tête, Sadok Chourou, 63 ans, ancien président du mouvement islamiste tunisien interdit Ennahda. Ce parti  a  annoncé  qu''il «n''aura pas de candidat à la présidentielle» prévue dans six mois mais qu''il veut participer aux législatives, estimant qu''«il n''y aura pas de transition démocratique sans Ennahda».

(Source: Associated Press)

 

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