Publicité

Tsunami : quatre mois pour se mettre au pas

16 août 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Au gré des séminaires, on finira bien par y arriver. Des météorologues de la région se réunissent de nouveau pour faire avancer le projet de réseau d?alerte au tsunami. Ils ont jusqu?à décembre, soit un an exactement après le drame de l?Asie du Sud-Est, pour déterminer quel pays sera le plus indiqué pour abriter le centre d?alerte.

Durant deux jours, les experts examineront les faiblesses des différents services concernés et tenteront de trouver des solutions adéquates. ?Notre travail est d?identifier les capacités de chaque pays et d?effectuer un travail de coordination avec tous les organismes ayant un pouvoir de décision pour ce qui est d?émettre les alertes. Nous pouvons déjà dire que Maurice est sur la bonne voie?, affirme Bernardo Aliaga, programme coordinator pour le compte de l?Unesco.

L?Unesco organise sur une base régulière des missions dans les pays à risques, afin d?établir ce réseau d?alerte aux lames de fond. Chaque système devra fournir régulièrement des informations, tant sur le plan sismique que géologique. La dernière réunion s?est tenue au début du mois en Australie. Elle s?est achevée sur le constat de la nécessité de rendre opérationnel ?dans les plus brefs délais? un réseau.

Pour Masahiro Yamamoto, directeur de l?Agence météorologique du Japon, cela est d?autant plus urgent qu?une augmentation sensible du nombre de tsunamis est à prévoir. Maurice ne devrait pas s?en inquiéter toutefois, s?empresse-t-il d?ajouter. Car il s?agit de ?distance tsunamis?, ce qui laisse quelques heures aux îles de l?océan Indien pour une éventuelle évacuation. Les responsables du service météorologique souhaitent que Rodrigues s?implique davantage dans ce projet : elle serait susceptible d?être touchée avant Maurice.

Publicité