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Trust Fund : la bouée

29 octobre 2003, 20:00

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Priscilla Bignoux, Field Worker du Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups (TFIVG) dans la région de Riambel, Chemin-Grenier et Baie-du-Cap, discute avec Daisy Chiffonne, mère de Marie-Josée, étudiante en form V au collège Keats, de Chemin-Grenier. Cette dernière bénéficie depuis le début de cette année d?une aide financière de cet l?organisme pour son déplacement de Riambel à Chemin-Grenier. ?L?argent que je déboursais autrefois pour le transport me permet aujourd?hui de payer des leçons particulières à ma fille àpour q?elle se perfectionne dans des sujets où elle rencontre certaines difficultés?, explique Daisy, mère de quatre enfants, pour rassurer Priscilla que l?argent a été judicieusement utilisé pendant cette période.

Priscilla Bignoux précise que, comme Marie Josée, une centaine d?autres élèves profitent aussi de cette aide. Le TFIVG ne délie pas sa bourse pour des cas isolés seulement. Des associations ou un groupe d?individus qui ont des projets concrets en bénéficient également, et ils sont nombreux à Riambel, à être soutenus soit pour l?éducation des enfants ou quand ils ont des fins de mois difficiles.

Par exemple, des enfants de Riambel une vingtaine, qui doivent se rendre à l?atelier Joie de vivre à Chemin-Grenier pour une nouvelle orientation dans la vie, sont suivis aussi par le Trust Fund. Ils reçoivent une allocation pour le repas, les uniformes et le transport.

Quant à ceux qui sont au Centre Technique de Verbruggen, à Souillac, pour des cours de formation dans différents métiers, leur financement est assuré, tout comme pour une quinzaine de filles qui vont suivre des cours de Housekeeping à l?Industrial Vocational Training Board à Ebène. Les élèves de Riambel, eux, ont reçu chacun un imperméable et une paire de chaussures pour aller à l?école pendant l?hiver.

A la loupe

Priscilla et les officiers du TFIVG ne se laissent pas abuser. Ils passent à la loupe toutes les demandes qui leur sont soumises après avoir écouté attentivement les doléances. Un exercice qui a lieu une fois par semaine.

Sur le plan social, les familles Ramdamy et Modelly peuvent s?estimer heureuses.

Darseken Moodelly, ancien laboureur sur l?établissement sucrier d?Union Ducray, a été victime d?un accident de la route le 30 mars 1992. La roue d?un camion est passée sur sa jambe et il a été contraint de prendre sa retraite prématurément .

Ne pouvant plus vivre de sa seule pension, il demande un jour à son épouse Moodia se renseigner auprès du TFIVG pour voir dans quelle mesure cet organisme pourrait l?aider à construire des toilettes convenables. Sans perdre de temps, Priscilla se rend à Riambel chez la famille Moodelly. Dur constat. Devenu handicapé physique, Darseken a du mal à se rendre aux toilettes qui se trouvent dans un état lamentable.

Le cas soumis au comité de gestion du TFIGV est traité de toute urgence. Un budget est voté pour la construction de nouvelles toilettes en tôle. ?Mo senti moi plus à l?aise zordi. Si pas ti gagne sa l?aide financière-là, mo ti pou gagne encore beaucoup difficulté?, explique Darseken sous le regard approbateur de Priscilla.

Pour les Ramdhamy, le TFIVG est une bouée de sauvetage à laquelle ils s?accrochent pour faire vivre la famille. Marie-Rose Ramdhamy, mère de cinq enfants, est pêcheur de profession.

Soutenue dans un premier temps par le ministère de la Pêche pour faire l?acquisition d?un bateau et le matériel de pêche, Marie-Rose veut cette fois trouver de l?emploi pour Gilbert et Rionod, ses deux fils et un autre proche. Faute de moyens pour acheter des gilets de sauvetage, des flambeaux, des lampes électriques et d?autres équipements pour les protéger contre les éléments déchaînés en mer, elle approche le TFIVG. Sans perdre de temps, le comité étudie son cas et y répond positivement. ?Autrement zamais mo ban familles pas ti pou capave vine aide moi dans mo travail?, reconnaît Marie-Rose.

La nouvelle tombe dans l?oreille d?un groupe de pêcheurs de Riambel et ils veulent eux aussi en profiter de l?aide du TFIVG. ?Nous étudions leur cas. Jusqu?ici on n?a rien promis. Si ces dossiers sont genuine, nous leur viendrons en aide, pourquoi pas? ? dit Priscilla Bignoux.

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