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Trois jeunes en difficulté sauvés par la NCG et des plaisanciers
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Trois jeunes en difficulté sauvés par la NCG et des plaisanciers
«J?ai vu la mort en face.» Eugelio, un habitant de Plaisance, Rose-Hill, âgé de 21 ans, a été pris, dimanche, dans une déferlante à Flic-en-Flac. Il s?est retrouvé, avec son beau-frère Eric et son cousin David en difficulté à proximité de la passe. Tous trois en sont sortis indemnes, mais se souviendront toujours des péripéties qui les verront sauvés puis en danger à nouveau avant qu?ils ne parviennent finalement à regagner la terre ferme.
16 h 30 dimanche. Eugelio et ses proches arrivent à Flic-en-Flac. Ils sont une quinzaine. Avec David et Eric, ils se jettent à l?eau avec des petits cousins. Si ces derniers restent au bord de l?eau, les trois jeunes hommes veulent, eux, nager un peu. «Nous avons décidé de faire la planche» explique David, 22 ans. Eugélio et lui travaillent pour la même firme, à Moka.
«Nous étions dans l?eau, là où nous avions pied», raconte Eugénio, en précisant que c?était justement dans le souci de ne pas se mettre en danger. Mais les choses se corsent au moment où ils décident de regagner la plage. «Eugelio voulait retourner sur la plage car il était fatigué», explique David, «on a donc essayé de regagner la plage mais on n?avançait pas».
Selon David, le courant était si fort à l?endroit où ils nageaient qu?ils étaient poussés vers les récifs et le large. Eugelio, la voix cassée, ajoute que tous ses efforts pour regagner la terre ferme étaient vains. Il finit ainsi par atteindre les récifs, où il se coince volontairement le pied entre deux coraux afin de ne pas dériver plus loin.
David, à quelques mètres plus loin, tente encore de nager jusqu?à la plage. «Je n?ai pas arrêté d?essayer, je n?avais pas peur pour moi, mais pour les autres, en particulier pour Eric.» Ce dernier avait, en effet, disparu. Ni David, ni Eugelio ne le voyait. «J?ai crié son nom, mais je n?ai eu aucune réponse», soutient Eugelio. Il crie et agite les bras, debout sur un récif, espérant qu?on le repère. David, qui est, à ce moment-là, également accroché à un corail, en fait autant. Après quelques minutes, une personne sur la plage lui fait signe avant de courir en direction du poste de police.
De longues minutes s?écoulent, pendant lesquelles David et Eugelio sont ballottés par les vagues de plus en plus fortes. Eric, lui, est déjà en haute mer. A bord du zodiac (canot en caoutchouc pouvant être équipé d'un moteur hors-bord) de la National Coast Guard, deux officiers récupèrent David et Eugelio. Ces derniers leur expliquent qu?une troisième personne est en difficulté mais qu?elle a été poussée hors du lagon par les vagues. «Ils nous ont dit qu?ils ne pouvaient rien pour Eric, mais qu?une autre équipe était en route.»
Mais les deux hommes n?étaient pas au bout de leurs peines. Secoué par les vagues, le moteur du canot des gardes-côtes finit par lâcher. Et les quatre hommes se retrouvent à la dérive, à bord du bateau. «On aidait à pagayer et à écoper le bateau», confie Eugelio. Mais une énorme vague devait renverser le bateau. Les quatre hommes sont projetés à la mer.
<B>Ballottés par les vagues</B>
Lorsque le bateau est remis à flot, les deux gardes-côtes et Eugélio se hissent à bord. David, qui a été projeté un peu plus loin, doit, lui, nager pour regagner le bateau. Après quelques minutes, c?est un bateau de plaisance qui vient à leur secours. A bord : deux plaisanciers et un garde-côtes. Le zodiac est remorqué jusqu?à la plage. «C?est en arrivant à l?hôpital qu?on a vu Eric», poursuit David. L?homme a été repêché en haute mer par les garde-côtes de Rivière-Noire. C?est le seul des trois à ne pas porter de blessures. David et Eugelio portent, eux, plusieurs blessures sur le corps.
Après une visite médicale, ils ont obtenu des congés maladie jusqu?à la fin de la semaine. Si Eugelio et David ne comptent pas pour autant arrêter d?aller à la mer, tous deux sont aussi sûrs d?une chose : «je ne retournerai pas nager de sitôt!»
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