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Trois conteneurs de vieille ferraille interceptés au port

1 septembre 2007, 00:00

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Trois conteneurs de vieille ferraille interceptés au port

Une cargaison de vieille ferraille en partance pour l?Inde a été interceptée dans le port jeudi. Les trois conteneurs qui étaient censés contenir du coton usé ont été ouverts hier matin. Au lieu de ça, ce sont 50 tonnes de vieille ferraille, valant quelque Rs 5 m, que des enquêteurs y ont trouvées. Grâce à un appareil de télédétection, ils verront tout leur contenu lundi.

15 heures jeudi. Les hommes de l?inspecteur Jagai et ceux de la Criminal Investigation Division (CID), dirigés par l?inspecteur Heman Ramlogun, apprennent qu?un chargement illégal de vieille ferraille va quitter le pays. Ils débarquent dans l?enceinte d?Associate Containers? Services Ltd, au Freeport et trouvent les trois conteneurs qu?ils recherchent.

Hier matin, ces trois conteneurs appartenant à une compagnie indienne basée à Port-Louis ont été ouverts en présence du courtier maritime, Jeff Legallant, un habitant de Baie-du-Tombeau âgé de 37 ans. Ce dernier a retenu les services de Me Samad Golamaully, qui était présent au cours de l?exercice. Au premier coup d??il, les policiers s?aperçoivent que des feuilles de tôle, des plaques de dalle, des moteurs etc. sont entassés dans le conteneur.

Biens publics voles

Dans sa déposition, Jeff Legallant a expliqué qu?il a été contacté par un Indien, directeur de la compagnie précitée, pour s?occuper de l?expédition desdits conteneurs dans lesquels il était censé y avoir du coton usé. De l?Inde, le directeur lui aurait dit qu?il devait impérativement rencontrer un douanier ? dont il cite le nom ? pour déposer tous les dossiers. Soupçonnant le fait d?être mêlé à une affaire louche, Jeff Legallant a pris contact avec l?Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu) et la CID pour en parler.

L?enquête policière est menée par l?Adsu et la CID. De son côté, la Fast Team de la douane doit établir si d?autres cargaisons ont quitté le pays après que la nouvelle législation interdisant l?exportation de vieille ferraille est entrée en vigueur, soit le 6 août.

Selon des enquêteurs, ceux trouvés coupables pourraient faire face à plusieurs chefs d?accusation : vol, possession d?articles volés, opération sans permis et fraude fiscale. Selon la nouvelle législation de la Consumer Protection (Scrap Metal) Regulation 2007, les contrevenants sont passibles d?une amende de Rs 100 000 et d?une peine maximale de trois ans de prison.

Cette loi stipule qu?aucun étranger n?est autorisé à s?engager dans le commerce de ferraille à Maurice. Et pour pouvoir s?engager dans ce commerce, les exportateurs doivent s?acquitter de Rs 50 000 auprès du ministère du Commerce pour avoir un permis.

De juillet 2005 à la mi-août 2007, 477 cas de vol de ferraille ont été enregistrés à Maurice. C?est ce qu?a révélé le Premier ministre (PM) à l?Assemblée nationale. A cette date, le montant total de ces objets volés était estimé à Rs 9 621 569. Le bureau du PM suit l?affaire de près. La thèse qu?un réseau en soit à l?origine n?est pas écartée et il se pourrait que parmi les objets trouvés dans les conteneurs se trouvent des biens publics : panneaux indicateurs, bancs et pylônes entre autres.

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