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Trois collèges privés menacés de fermeture
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Trois collèges privés menacés de fermeture
«C?est la concurrence exercée par les collèges d?État et le manque de vision de certains collèges privés qui contribuent à la fermeture de certaines institutions secondaires privées », explique Rampersad Mungur, le président de la Managers of Private Secondary Schools Union.
Il commentait, hier, la probable fermeture de trois collèges privés, notamment, la Pamplemousses High School, le Presidency College et le Newton College tout deux situés à Rivières-des-Anguilles. À la rentrée de janvier 2007, ces collèges comptabilisaient, en effet, moins de 175 élèves, ce qui est en dessous du nombre légal pour l?obtention de la subvention du gouvernement.
Des chiffres que la Private Secondary Schools Authority (PSSA) a communiqués au ministre de l?Éducation Dharam Gokhool, hier. Dix-neuf collèges sont également dans la ligne de mire des autorités. Ces derniers ont ouvert leurs portes en accueillant seulement une trentaine d?élèves pour la Form I pour cette admission.
Le ministère de l?Éducation compte réunir l?Union of Private Secondary Education Employees (Upsee), l?Associa-tion des parents d?élèves de même que le personnel enseignant pour engager des consultations cette semaine. Il s?agit d?étudier les implications avant de trouver une solution. « Nous avons déjà participé à la fermeture de plusieurs collèges.
Cela a de nombreuses implications », remarque Yahya Paraouty, le président de l?Upsee.
Il faut que le gouvernement exerce la prudence, ajoute-t-il. « Annoncer que ces collèges vont probablement devoir fermer leurs portes peut paniquer inutilement les parents, car certaines matières enseignées dans ces institutions ne le sont pas partout. »
Tout en critiquant la façon de faire du gouvernement « qui n?a pas jugé bon de consulter les syndicats », il souligne qu?il faut attendre les résultats du School Certificate (SC) prévu le 25 janvier avant de prendre une décision. « Par exemple, le Newton College a enregistré 167 élèves.
À l?annonce des résultats de la SC, il y aura probablement quelques-uns qui vont devoir redoubler et le collège aura alors le nombre d?élèves requis. »
<B>Un pas difficile à franchir</B>
Mais l?heure n?est pas aux lamentations. Il s?agit de tirer les leçons d?une situation qui ne cesse d?empirer. Car chaque année, deux ou trois collèges ferment leurs portes. « Il s?agit d?institutions qui ne correspondaient pas aux normes en termes de qualité. Cette situation n?est pas unique à Maurice. Un collège, c?est comme une entreprise, il faut savoir le gérer et l?amener à être profitable », ajoute encore Rampersad Mungur.
C?est là où le bât blesse. « C?est dommage, mais beaucoup de collèges ne font pas d?efforts. Ils n?investissent pas dans de nouvelles infrastructures et dans des équipements. Il ne faut pas s?étonner que les élèves se tournent alors vers les collèges d?État qui leur offrent un meilleur encadrement », réplique un enseignant d?un collège privé.
Rajen Chamroo, le porte-parole de la Fédération des managers des collèges privés, ne s?étonne guère de cette situation. « Cela fait des lustres que nous avons tenté d?attirer l?attention du ministère de l?Éducation sur les difficultés encourues par ces institutions privées. Il nous accusait alors de vouloir faire pression pour que ces collèges ferment leurs portes », lâche-t-il. Il déplore l?attitude du ministère de l?Éducation qui n?a pas encore défini de stratégies en ce qui concerne la fermeture des collèges.
La fermeture d?un collège est une bonne chose en fin de compte. Mais c?est un pas difficile à franchir. « Nous aurions préféré fermer notre établissement, car chaque année cela devient de plus en plus difficile de recruter de nouveaux élèves », confie le manager d?un collège situé dans le Nord. Il craint cependant de toucher une somme dérisoire comme indemnité, et donc il continue à opérer, vaille que vaille.
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