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Travaux forcés pour l’ex-vice Premier ministre

10 août 2006, 00:00

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Pas d’issue pour Pierrot Rajaonarivelo. Quinze ans de travaux forcés et interdiction d’exercer une fonction publique, assorties d’un mandat d’arrêt à l’audience. C’est le verdict prononcé une nouvelle fois par la Cour criminelle ordinaire à l’encontre de l’ancien vice-Premier ministre, actuellement en exil en France. Les mêmes sanctions mais doublées par la vente aux enchères de neuf véhicules et de quatre villas sont appliquées à José Gabriel Tahaka, conseiller technique de Pierrot Rajaonarivelo. Enfin, une amende de six millions ariary sera solidairement payée par Pierrot Rajaonarivelo, José Gabriel Tahaka et Jacques Bonnefoy. Ce dernier a été aussi condamné à dix ans de travaux forcés. Tous les trois ont été accusés de malversations en avoir en douanes.

Les avocats et les proches du secrétaire national de l’Avant-garde pour la rénovation de Madagascar (Arema) ont été absents de la salle 4 de la Cour criminelle. Cela a simplifié le déroulement du procès.

La présidente de la Cour a lu publiquement, à haute voix, les explications écrites de l’ancien directeur du cabinet de Pierrot Rajaonarivelo, Elire Rabemananjara, témoin à charge dans cette affaire. À son tour, l’avocat général a requis l’application des textes en vigueur aux dépens de Pierrot Rajaonarivelo. La défense de Pierrot Rajaonarivelo ne prend pas en considération le verdict prononcé par la Cour criminelle. Un de ses avocats, Me Willy Razafinjatovo, invoque un vice de procédure dans la traduction de son client devant la justice.

“Il faut un certain délai entre le moment où la convocation parvient au domicile du défendeur et le jour de l’audience. Dans les affaires correctionnelles, ce délai est de huit jours, et il est plus long dans les affaires criminelles. Nous n’avons reçu la convocation du tribunal que le 2 août”, argue-t-il.

La partie défenderesse attend donc que la notification de Pierrot Rajaonarivelo sur décision du tribunal soit effective pour déclencher une autre action. “Nous allons déposer une demande de nullité et faire une opposition à cette audience du 8 août”, ajoute-t-il. Le secrétaire national adjoint de l’Arema chargé de la province d’Antananarivo, Hary Naivo Rasamoelina, a réagi immédiatement face à ces nouvelles peines infligées au secrétaire national.

<B>Madagascar Oil prépare ses futurs employés</B>

Madagascar Oil, titulaire du projet, procède à un essai pilote. Il s’agit d’un procédé destiné à recueillir les dernières données concernant la taille de la réserve de Tsimiroro. Le permis environnemental sera bientôt délivré. Les études d’impacts écologiques, menées sur le site, ont déjà déposées auprès de l’Office national de l’environnement en mai.

D’après Samuel Malin, président directeur général, Madagascar Oil se lance dans l’apprentissage de jeunes universitaires aux activités pétrolières. Selon leur compétence, plus tard, ils pourront intégrer l’équipe de la société, lorsque l’exploitation démarrera. “Nous privilégions la dimension régionale et je dois souligner que même les débutants sont acceptés”, précise-t-il.

Le projet Tsimiroro constitue une des explorations pétrolières les plus avancées à Madagascar. Les prévisions de la société avancent que les premiers barils de pétrole pourront être extraits dès le début 2007, à raison de 5 000 barils par jour. Une unité de stockage pouvant contenir jusqu’à cinq mois de production sera alors installée sur le site. Les bateaux et les centrales thermiques constitueront ses premiers clients potentiels.

Au niveau des impacts sociaux, l’exploitation de Tsimiroro ne nécessitera aucun déplacement de population. Après des années d’attente, l’exploitation de l’huile lourde de Tsimiroro deviendra rentable par le prix élevé du pétrole.

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