Publicité

Transparence : Pas pour soi !

20 septembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

■ Madame Ruth Richardson, ex- ministre des Finances de la Nouvelle Zélande était chez nous récemment. Comme ses compatriotes rugbymen, les All Blacks, elle cogne dur, ne rechigne pas devant un ?maul? et marque des essais avec brio.

Parmi ceux-là, elle rappelle l?importance du Fiscal Responsibility Act adopté en Nouvelle Zélande en 1994 qui oblige le gouvernement du jour à un maximum de transparence et à une ventilation de tout ce qui est dépensé grâce à l?argent public. Et d?ajouter, pour faire bonne mesure que les comptes du gouvernement sont aussi transparents que ceux de Microsoft ou de IBM !

A Maurice, madame, vous ne seriez pas surprise d?apprendre que nos gouvernants depuis quelques années, et, comme cela se doit, imposent des standards de transparence de classe mondiale aux compagnies du secteur privé, surtout celles cotées en Bourse ; mais qu?ils restent, par contre, ancrés dans des pratiques datant de Mathusalem en ce qu?il s?agit de LEURS propres zones de responsabilités.

Ainsi, les finances publiques n?ont connu aucune tentative de transparence améliorée depuis l?indépendance et, surtout le financement des partis politiques, pourtant ?cotés? à la Bourse de l?opinion publique, restent désespérément glauques et secrets.

Est-ce bien normal pour des politiciens de se déclarer les gardiens de la transparence de l?argent du public dans les compagnies cotées en Bourse, tout en pratiquant le silence absolu sur le financement de leurs partis politiques ? Le jour où l?on ferait obligation aux formations politiques à publier leurs comptes audités annuellement, avec déclarations de ?related party transactions? et autres ?directors interests? appropriés, nous aurions peut-être, enfin, des chances d?arriver au fond des ?affaires? style caisse noire Air Mauritius, de comprendre pourquoi Teeren Appasamy est encore libre et de conclure les enquêtes sur les paris illégaux.

Mais est-ce bien ce que l?on souhaite ? Ou préfère-t-on continuer l?hypocrisie du : fais ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais? ?

PUCK

Publicité