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Tonytruant !
Tony Parker tient décidément la grande forme en cette fin d’année. Après avoir passé 27 points aux Celtics, le Tricolore a en effet remis le couvert lors du choc au sommet face à Phœnix qui restait pourtant sur onze succès consécutifs. Récemment pointé en troisième position au classement des meneurs de la conférence ouest dans la course au All-Star Game, Tony Parker pourrait bien voir sa cote remonter en flèche au vu de ses dernières prestations. Son début de saison poussif définitivement rangé aux oubliettes, le meneur tricolore enchaîne en effet actuellement les prestations de haut-rang au point de présenter, sur les cinq dernières rencontres, des moyennes dignes d’un all-star avec 23 points à près de 60 % de réussite aux tirs (51 sur 86).
Et s’il avait déjà été particulièrement vu à son avantage ce week-end lors de la victoire sur les Celtics, la performance du Français face à Phœnix est d’autant plus remarquable qu’obtenue lors de la confrontation au sommet entre les deux meilleures formations de la Ligue et face à Steve Nash, régulièrement cité parmi les favoris pour le titre de MVP en fin de saison et en tête des votes dans la course au All Star-Game au rayon meneur.
Nash au supplice
Alors que le stratège canadien avait jusqu’alors brillé plus souvent qu’à son tour, affichant 16 points et plus de 11 passes de moyenne et restant sur une série de onze matches à plus de dix offrandes, Nash a vécu une soirée particulièrement difficile. Après avoir parfaitement entamé le débat avec 12 points inscrits durant le seul premier quart, Nash a par la suite sombré, terminant avec ces 12 mêmes unités au compteur en plus de quatre maigres passes décisives.
Steve Nash pouvait d’autant plus l’avoir mauvaise qu’il a passé sa soirée à courir après le short de son vis à vis, Tony Parker, le prenant systématiquement de vitesse pour y aller de ses habituels layups. Auteur d’un excellent 14 sur 20 aux tirs pour 29 points, 5 rebonds, 2 passes et une seule perte de balle, le Français en a même inscrit neuf de ses paniers dans la raquette. Il a notamment enchaîné trois réussites près du cercle au retour des vestiaires permettant aux Texans de faire un grand écart décisif, Bruce Bowen ajoutant, lui, deux tirs primés pour passer un 20-6 aux relents de succès.
Après avoir viré en tête à la pause (61-54), les hommes de Gregg Popovich s’échappaient en effet 81-60 et enfonçaient même le clou à l’entame du dernier quart au point de voir l’écart franchir la barre des 30 points.
Quant à Tim Duncan, il l’a joué éclectique, laissant la vedette à son meneur français pour briller dans l’ombre avec 16 points, 12 rebonds, 6 passes et 5 contres. Ajoutez-y 13 points, 6 rebonds, 6 passes pour Manu Ginobili et 15 points, 6 rebonds pour Malik Rose et la rencontre pouvait bien confiner à la démonstration.
Dominés dans les grandes largeurs aussi bien au rebond (52 prises à 39) qu’au rayon adresse (52 % contre 39), les Suns n’ont finalement que confirmé leurs difficultés à tenir la dragée haute aux grosses écuries de la Ligue. Malgré leur statut de leader, les hommes de Mike D’Antoni se sont en effet systématiquement inclinés dès qu’il s’est agi d’aller croiser le fer avec Sacramento, San Antonio ou Minnesota. Pour les Spurs, parfois piégés chez des seconds couteaux comme Toronto, Memphis ou Orlando, le bilan est bien plus éloquent après les succès décrochés face aux Kings, aux Wolves, aux Mavs ou aux Suns. Du travail de champions...
Alors qu’ils n’avaient pas voulu l’inclure dans l’échange amenant Vince Carter, les dirigeants de la franchise du New Jersey, désespérément à la recherche de taille pour meubler leur raquette, se sont ravisés et ont décidé de donner sa chance à Jérôme Moïso. Le Guadeloupéen devra néanmoins faire ses preuves lors des prochains matches puisqu’il a signé un contrat non garanti. Les Nets ont en effet jusqu’au 10 janvier pour le couper, les contrats devenant automatiquement garantis à partir de cette date.
· Artest vers l’Espagne !
Alors qu’on le pensait décidé à promouvoir son disque de rap, Ron Artest pourrait bien refouler d’ici peu un parquet de basket. Selon le site officiel de la Ligue espagnole (ACB), le sulfureux joueur des Pacers serait en effet sur le point de s’engager jusqu’à la fin de la saison avec la formation du CB Granada dans le cadre d’un échange avec le pivot américain Danya Abrams. Le Real et Barcelone auraient également été sur les rangs. Nul doute que David Stern qui militait récemment pour une uniformisation des sanctions appréciera.
· Denver change de coach
Déjà menacé cet été malgré une dernière saison particulièrement réussie avec à la clé une qualification pour les playoffs, Jeff Bzdelik n’a pas survécu au mauvais début de saison des Nuggets. Sur la sellette après une entrée en matière particulièrement décevante malgré l’arrivée de Kenyon Martin, les six récentes défaites concédées l’ont définitivement condamné. Il a été remplacé par son assistant Michael Cooper, cinq fois champion NBA en tant que joueur avec les Lakers et entraîneur des Sparks en WNBA avec deux titres et une finale à la clé.
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