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Toliara, le témoin vivant de la beauté du Sud
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Toliara, le témoin vivant de la beauté du Sud
Toliara (photo), la cité malgache du Soleil, située à 986 km au sud de la capitale, attire de plus en plus d'adeptes de l’écotourisme. A l’ambiance tsy miroro créée par la population de nature noctambule – chaleur oblige – et aux beaux sites qui l'entourent, s'ajoute la gentillesse naturelle de sa population. Autant d'attraits qui accentuent la beauté de son paysage.
En arrivant d'Antananarivo à Sanfil, la gare routière, au bout de neuf heures de route, les voyageurs sont épuisés. Mais l’accueil chaleureux des proches revigore et remonte le moral.
Quelques heures de repos et tous sont prêts pour une grande virée dans la ville. Après tout, ce sont les vacances. Direction : le bord de mer.
Dans les rues, les va-et-vient joyeux des pousse-pousse, des bicyclettes et des charrettes à zébus encombrent la chaussée. Les piétons, notamment les femmes, se protègent du soleil avec un parasol.
Le boulevard Gallieni, avec ses jardins et ses bancs, offre aux Tulérois une aire de repos. “Ce lieu est très prisé, surtout dès que le soleil se couche”, confirme Zaody, un féru de la place. “Bon nombre d’enfants y jouent en attendant leurs parents qui les récupèrent en revenant du travail”,continue-t-il. Après 15 mn de marche, le marché des produits artisanaux, qui se trouve près du front de mer, vous accueille avec ses trésors. Une dizaine d’étalages proposent des articles qui mettent en valeur les richesses du Sud : des coquillages et des colliers qui expriment la beauté du fond marin, des masques, des statuettes et autres produits de décoration, faits en bois ouvré… “Les masques sont sculptés dans du palissandre et coûte chacun Ar 30 000”, déclare Vaosolo, tout en montrant une de ses plus belles pièces.“Chaque fois que je passe à Toliara, je ne manque jamais de passer dans ce marché pour acheter des articles de souvenir et de cadeau”, souligne Marie-Louise, une touriste.
Pour attirer plus de clients, certains artisans marient la mode avec les beaux coquillages du Sud, étalant des vêtements très légers, de jolis sacs, des ceintures tendancielles et même des bijoux de fantaisie, tous ornés de coquillages d'un choix indiscutable. “Cet ensemble en lin coûte Ar 50 000”, signale Nirilanto, couturière, qui crée elle-même ses modèles. “J’ai des fournisseurs permanents qui m’approvisionnent en coquillages”, précise-t-elle. Juste à côté, la stèle de Madagascar, sur laquelle sont dessinées les armoiries de Toliara, capitale du Sud, constitue une place privilégiée pour les photos dites souvenir.
<B>Rondro RATSIMBAZAFY</B>
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