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Activités privées
Le ministre Pentiah rappelle les règles aux fonctionnaires
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Activités privées
Le ministre Pentiah rappelle les règles aux fonctionnaires
■ Le ministre Raj Pentiah affirme qu'il ne faut pas traiter les problèmes individuellement, mais renforcer les règles et leur application.
Après une rencontre avec les syndicats du secteur public hier, le ministre de la Fonction publique et des réformes administratives, Raj Pentiah, a consacré une large partie de sa conférence de presse aux activités privées exercées par des fonctionnaires. Il rappelle qu’elles ne sont pas interdites, mais soumises à une autorisation préalable et à des conditions précises.
Les fonctionnaires peuventils exercer une activité privée ? Oui, mais pas sans respecter les règles. C’est l’un des principaux messages de Raj Pentiah à l’issue de sa rencontre avec les représentants syndicaux du secteur public. Le ministre s’est appuyé sur le Human Resource Management Manual et le Code of Ethics for Public Officers pour rappeler le cadre existant.
Un fonctionnaire peut être exceptionnellement autorisé à exercer une activité privée, à condition d’obtenir au préalable l’autorisation de son responsable. L’activité doit être réalisée en dehors des heures de travail et ne doit pas entrer en conflit avec ses fonctions officielles. «Lorsqu’il s’agit d’activités commerciales ou professionnelles, des autorisations supplémentaires peuvent également être nécessaires», a précisé Raj Pentiah.
Le principe, selon lui, est d’éviter tout conflit d’intérêts, toute utilisation de ressources ou d’informations du gouvernement à des fins privées, ainsi que l’utilisation de biens publics dans le cadre d’une activité extérieure. «Il ne faut pas faire un travail qui est en conflit avec son travail.»
Le ministre a également fait référence à une correspondance de l’ancienne Independent Commission Against Corruption datant du 4 juillet 2017. Celleci attirait déjà l’attention du ministère sur des cas où des fonctionnaires n’auraient pas respecté les procédures ou les conditions entourant les activités privées. Pour lui, cette question doit être traitée à travers les procédures administratives et les documents officiels, et non au cas par cas sur le terrain politique.
Raj Pentiah s’est aussi expliqué sur son propre rôle dans l’examen de certains dossiers. Il affirme avoir demandé que les décisions administratives soient accompagnées des documents et éléments permettant de les justifier. «Si la décision est bonne, elle doit pouvoir être justifiée par les documents», a-t-il déclaré. Le ministre insiste sur le fait qu’il ne souhaite pas s'ingérer dans les décisions administratives prises par les responsables de la fonction publique. Il estime toutefois que, comme ministre responsable devant le Parlement et le Cabinet, il doit être informé et s’assurer que les procédures sont respectées.
Au-delà de cette polémique, Raj Pentiah plaide pour une approche plus systématique. Il affirme qu’il ne faut pas traiter les problèmes individuellement, mais renforcer les règles et leur application dans l’ensemble de la fonction publique.
La modernisation de l’administration reste parallèlement à l’agenda du ministère. Le ministre annonce notamment la numérisation des documents administratifs durant l’année financière en cours et le lancement prochain de l’Electronic Scheme of Service, après la formation de plus de 230 fonctionnaires. Il veut également mettre en place un système électronique de traitement des plaintes des citoyens, avec un délai de réponse déterminé.
Pour Raj Pentiah, la réforme de la fonction publique passe ainsi par deux exigences : des règles claires pour les fonctionnaires et une administration plus rapide et plus responsable envers le citoyen.
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Jane Ragoo plaide pour les mêmes principes que dans le privé
Pour Jane Ragoo, secrétaire de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé, les fonctionnaires devraient pouvoir exercer une activité supplémentaire en dehors de leurs heures de service, à condition de respecter des règles précises, similaires à celles appliquées dans le secteur privé. «Pour le secteur privé, vous pouvez avoir un second emploi car les salaires sont très bas, mais l’activité secondaire doit être en dehors des 'normal working hours'», explique-t-elle. La syndicaliste pose trois conditions : l’activité doit être exercée en dehors des heures normales de travail, ne pas entrer en concurrence avec l’emploi principal et ne pas affecter le rendement du salarié. Selon elle, ces principes devraient également s’appliquer aux fonctionnaires. Jane Ragoo rappelle que les restrictions dans le secteur public «existent depuis belle lurette» et que les employés en sont informés. Elle estime néanmoins que la réalité économique doit être prise en considération. «Le salaire est trop bas pour le coût de la vie aujourd’hui», soutient-elle. Elle soulève également une question d’équité : «Ce n’est pas juste d’autoriser un parlementaire d’être avocat et d’empêcher un petit employé qui touche Rs 25 000 d’avoir un side business pour joindre les deux bouts.»
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