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?Thorns and Roses?, les épines du désamour
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?Thorns and Roses?, les épines du désamour
Qu?est-ce qui se passe quand on ne s?aime plus ? Quand l?intimité du couple, diluée dans la jalousie, devient inimitié explosive. Alors, les épines transpercent le c?ur des roses. Permettant à la Mauritius Drama League (MDL) de bourgeonner à nouveau dans le cadre du Festival de théâtre de Port-Louis. Sur scène, maris et femmes se crachent du venin au visage. Font voler en éclats le vernis des conventions sociales. Le raz-de-marée des frustrations engloutit ces amants d?hier devenus adversaires. C?était mercredi soir au petit théâtre italien de la capitale. La MDL y reprenait Thorns and Roses, pièce de Bhismdadev Seebaluck, créée dans les années 80. Une deuxième représentation est prévue demain à 20 heures. Prix du billet : Rs 100.
Une heure et quart où la vie à deux est disséquée avec les pinces d?un chasseur de papillon. La loupe, elle, sert à grossir les défauts des uns et des autres. La plume de Seebaluck égratigne les défauts des uns et des autres. Alerte, ironique et british, elle croque les couples comme des cas d?étude. Et met le doigt sur tout ce qu?il ne faut pas faire pour ne pas finir seul et aigri, ou pire, en couple et amer?
L?action se déroule dans un club au décor huppé. Un sapin de Noël, un bar, avec de vraies bouteilles perchées sur un tourniquet. Derrière ce bar, un tandem inégal : l?excellent Rajoo Ramana dans son rôle de serveur servile. Le metteur en scène et comédien maîtrise tous les tics de la docilité du domestique. A ses côtés, George le barman philosophe (campé par un Anon Panyandee plutôt perturbé) nous sert des monologues à l?emporte-pièce. En faisant intervenir ce vieux garçon, Bhismadev Seebaluck parvient à lier les histoires ? malheureuses mais hétéroclites ? des couples mis en scène. A force d?observer la vie à deux de derrière le bar, George a fini par être plus sage que tous les couples mariés.
Pièce à message, Thorns and Roses exacerbe les sentiments d?amour amer par les chansons pleines d?à-propos qui émaillent la pièce : I want to break free de Queen et All you need is love des Beatles. Des titres reconnaissables dès les premières notes. Ce qui contraste avec l?élocution de certains des comédiens qui doivent encore travailler leur diction en anglais. A la fois qualité et difficulté de la pièce, l?utilisation de l?anglais est un choix qu?il faut savoir assumer. Option courageuse quand on sait que ce n?est pas la langue avec laquelle nous sommes le plus familier. Option casse-tête quand la diversité des accents frôle l?obstacle à la compréhension.
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