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Thales Mauritius impliquée dans une affaire de détournement
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Thales Mauritius impliquée dans une affaire de détournement
La police sud-africaine a relancé cette semaine un dossier portant sur un détournement d?argent dont le principal bénéficiaire serait le vice-président sud-africain Jacob Zuma. Les documents soumis à la Durban Regional Court mettent en évidence une connexion mauricienne.
L?édition du 26 août de Business Day fait état d?allégations de détournement de 1,2 million de rands (Rs 4,8 millions). Les premières transactions auraient pour origine une compagnie française, Thales. Le destinataire serait Jacob Zuma.
Le dossier à charge contre un homme d?affaires, Schabir Shaik, aussi impliqué dans ce scandale, fait ressortir que l?argent ?did in fact illegaly change hands and that the money was used to settle Zuma?s debt?. Le journal révèle que ce dossier fait état, pour la première fois, de ?specific allegations? contre Thales. Ces allégations portent sur le paiement de pots-de-vin qui paraissent dans les factures de la branche mauricienne de Thales comme suit : ?lobbying fees, Afrique du Sud Kobifin?.
Ainsi, R 500 000 (Rs 2 millions) auraient été payés entre la Shaik Company Nkobi Holdings et Thales International Africa-Mauritius.
Vers la fin de l?an 2000, Jacob Zuma avait des dettes de 1 million de rands relatives à un de ses projets dans le KwaZulu-Natal. En février 2001, 250 000 de rands ont été transférés de Thales International Africa-Mauritius à une des compagnies avec qui Jacob Zuma avait l?habitude de traiter.
Le vice-président Zuma
Toutefois, le Directeur des poursuites publiques (dpp) sud-africain a décidé de ne pas poursuivre Jacob Zuma pour l?instant. D?autant que, selon le DPP, les preuves contre lui sont basées uniquement sur des ?circumstancial evidence?. Les autorités sud-africaines attendent d?autres dossiers de Paris avant de poursuivre cette affaire.
La police sud-africaine avait recherché l?aide des autorités mauriciennes dans cette affaire en l?an 2001. C?est ainsi que l?ancienne directrice de la défunte Economic Crime Office (ECO), Indira Manrakhan, avait juré un affidavit en octobre 2001 pour permettre des recherches au sein de deux compagnies et chez deux ressortissants français domiciliés à Maurice.
Les deux compagnies sont Valmet Mauritius Ltd (connue actuellement sous le nom de Mutual Trust Management Co. Ltd) et Thales International Africa Ltd. Des recherches ont aussi eu lieu chez Yann Leo Renaud de Jomaron, habitant Mont-Choisy et Alain Thetard habitant Tamarin.
Les policiers de l?ex-ECO avaient pu obtenir des documents, des e-mails, des lettres, des télécopies, des disquettes, relatifs à cette affaire. C?est un agenda récupéré lors des fouilles qui a aidé à mieux comprendre les dessous de cette affaire.
L?enquête, qui a duré deux ans, a démarré après qu?un informateur a envoyé un fax aux autorités sud-africaines impliquant plusieurs hautes personnalités du pays. Ces allégations visaient Jacob Zuma et faisaient état de ?undue use of public office?.
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