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Test ADN pour tout suspect
Le gouvernement veut aller vite. D?ici l?an prochain, des amendements seront apportés à la législation afin de permettre à la police de prélever des échantillons sur toute personne soupçonnée d?être impliquée dans des cas de violences sexuelles ou de meurtre afin de pratiquer des tests ADN.
Jusqu?à présent, si un suspect refuse de se soumettre à un tel examen, la police ne peut rien faire, la loi étant muette à ce sujet.
C?est à cause de cette carence que les limiers de la Major Crime Investigation Team n?ont pu avoir les échantillons du détenu Eden François en octobre 2004. Ils l?entendaient alors sur le viol doublé de l?assassinat de l?étudiante Nadine Dantier à Albion le 25 juin 2003.
Ce qui est intéressant dans la nouvelle loi qui sera présentée à l?Assemblée nationale par le ministre de la Justice, Rama Valayden, c?est que la police pourra aussi agir pour des cas antérieurs.
Cette fois, Eden François, ou tout autre suspect dans cette affaire ou une autre, ne pourra pas refuser de donner des échantillons de son sang, de sa salive ou de son sperme.
Parallèlement, le gouvernement jettera les bases d?un code de procédures afin qu?il y ait un « time frame » pour l?obtention des résultats de ces tests. Il s?intéressera aussi à la mise en place d?une banque ADN afin de faciliter le travail des enquêteurs.
Pour rappel, c?est à partir de 2004 que le Forensic Science Laboratory (FSL) a commencé à effectuer les premiers tests ADN à Maurice. Avant, comme dans les affaires Vanessa Lagesse, Sandra O?Reilly et Nadine Dantier, les analyses étaient systématiquement envoyées à l?étranger.
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