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Terrains en friche à Sainte-Croix : ?L?inaction? du maire décriée

30 août 2007, 00:00

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Terrains en friche à Sainte-Croix : ?L?inaction? du maire décriée

Drogue, prostitution, fonte de cuivre volé... Les terrains en friche de Sainte-Croix cacheraient bien des trafics. Mais pour Jean-Noël Monique, trop c?est trop. Cet habitant de la rue Gabriel Bouic, Ste-Croix, âgé de 47 ans, se fait le porte-parole du voisinage pour dénoncer ces activités jugées intolérables. Les autorités, dit-il, ne semblent rien vouloir faire pour remédier à la situation.

Lundi, la maison de Jean-Noël a été cambriolée. Et ce, en pleine journée. Ce fut, pour lui, la goutte d?eau qui a fait déborder le vase. Il lance un appel au maire et au ministre de l?Environnement pour que quelque chose soit fait pour, au mieux, raser les buissons qui sont devenus de véritables repaires de malfrats dans ce petit coin tranquille de Ste-Croix. ?Tout ce qu?on demande c?est un peu d?attention.?

Cela fait 21 ans que Jean-Noël travaille comme chauffeur à la mairie de Port-Louis. Il se sent, dit-il, délaissé par son employeur qui aurait, dit-il, dû agir depuis un certain temps déjà. Il affirme, en effet, avoir fait des requêtes et des plaintes officielles à deux reprises déjà. Mais en vain.

Interrogé à propos de cette affaire, le lord-maire de Port-Louis, Reza Issack, a, lui, déclaré avoir tout de suite réagi lorsqu?on lui a fait des requêtes dans le passé. ?J?ai fait nettoyer ce terrain en deux occasions. Cette fois, je suis surpris d?apprendre qu?il y a une requête, mais qu?aucune action n?a été prise. Je prends l?engagement, dès que je rentre au bureau demain matin (NdLR : ce matin), de demander au département concerné de faire le nécessaire. Je ne veux pas qu?un citoyen se sente marginalisé. Nous avons un devoir envers chacun d?entre eux. Et nous devons l?accomplir dignement. Je demande à quiconque se sent négligé ou lésé de m?écrire et j?agirai.?

Motif de crainte pour les adolescentes

En attendant, entouré de buissons, Jean-Noël se sent en danger. Il explique avoir dû, tout comme d?autres habitants du quartier, engager des gens pour accompagner ses enfants de l?école à leur domicile. Il explique également que ces terrains en friche sont un motif de crainte pour les adolescentes vivant dans cette rue car elle serait fréquentée par des drogués, des prostituées et des voleurs.

Un état de choses qui n?est, dit-il, pas non plus réjouissant du fait que des enfants passent par là chaque jour. À côté de sa maison se trouve, en effet, un terrain en friche et un drain où des drogués se réuniraient. ?Quel exemple vont avoir ces enfants?? se demande Jean-Noël.

?Quand il pleut, on est bloqué?

Juste devant le collège Technique St Gabriel, il y a, du reste, un autre terrain en friche avec, au milieu, une maison abandonnée. Selon cet employé municipal, toutes sortes de trafics s?y dérouleraient. Il dit même avoir dû à plusieurs reprises faire partir des couples en pleins ébats dans la maison. Le pire, c?est que cela durerait toute la journée. Et les élèves en seraient témoins, de la cour de l?école.

Autre point soulevé par Jean-Noël : le drain qui passe près de sa maison. Déjà, dit-il, durant la saison sèche, les drogués y viennent mais en saison de pluie, le problème est tout autre : le drain serait à l?origine d?inondations. ?Quand il pleut, on ne peut même pas envoyer les enfants à l?école, on est bloqué.? Il explique, en outre, que chaque habitant de la rue achète du pétrole qu?ils déversent tous dans l?eau stagnante à cause des moustiques qui y prolifèrent. Il affirme qu?il craint pour sa santé et sa sécurité.

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