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Tentatives d?unir l?opposition
À bien voir, Harish Boodhoo n?est pas en «congé politique». Puisque ses déclarations publiques ne cessent d?alimenter les secousses tant dans l?opposition qu?au gouvernement.
« Bérenger n?est pas un fils à papa. » Après cette déclaration, lourde de sens, qu?il a faite dimanche dernier, l?homme de Belle-Terre, le père de l?alliance sociale, a dit cette semaine sur une radio privée, qu?il « vaudrait mieux se rallier derrière le gouvernement ». Ses anciens amis de l?alliance sociale n?en reviennent pas.
« Après nous avoir promis son aide, voilà qu?il nous coule? », confie l?un des dirigeants. « Je n?ai pas dit qu?il faut voter MSM-MMM au n° 7, mais j?ai avancé que si l?opposition tarde à trouver un candidat, l?électoral devrait alors se rallier derrière le gouvernement, afin de ne pas être pénalisé », laisse entendre Harish Boodhoo en guise d?explication.
L?opposition est plurielle, on le savait. Dans ses rangs, de nouveaux acteurs apparaissent. Le dernier à s?agiter est le revenant Jean-Michel de Senneville, qui milite pour un candidat commun de l?opposition, quitte à ce que ce soit Raj Dayal ou d?autres partis qu?il a critiqués dans le passé.
« Raj Dayal est l?un des meilleurs sur le terrain. Le Parti travailliste gagnerait beaucoup à l?avoir dans ses rangs, pas nécessairement en tant que candidat, mais c?est sûr que l?opposition sera plus à même de mater le gouvernement », fait ressortir Harish Boodhoo.
Cette éventualité ne fait pas du tout plaisir à un ancien ministre rouge, actif sur le terrain à Rivière-du-Rempart. Pour lui, pas question de compter sur quelqu?un qui a été blâmé par une commission d?enquête : « Je ne comprends pas comment Boodhoo, qui se dit le champion contre la corruption, peut se laisser à dire pareille ineptie ».
Alors que les autres camps organisent toujours leur logistique, l?ancien commissaire de police a déjà pris une longueur d?avance sur le terrain. Cela fait bientôt un mois qu?il arpente la circonscription. Dayal ne mise pas sur les réunions, mais privilégie les rondes et les porte-à-porte. Mais les électeurs du n° 7 ne lui ont pas toujours réservé un accueil chaleureux. On lui pose souvent cette question : sera-t-il le candidat de son parti ou celui du Parti travailliste ?
Nad SIVARAMEN et Rabin BHUJUN
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