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Tension latente à Toamasina
Petite échauffourée avant-hier, à Toamasina où un co-prévenu de Roland Ratsiraka, en liberté provisoire, a été interpellé par les forces de l?ordre dans une grande surface, pour être finalement relâché. La fièvre commence ainsi à monter à l?approche du procès de l?ancien maire de la ville, notamment parmi les jeunes.
Ils envisagent d?organiser une manifestation pendant les deux jours qui seront décisifs pour l?ancien maire et leader du Madagasikara tonga saina (MTS). Selon un jeune partisan de Roland Ratsiraka, ?ce sera une marche pacifique et nous espérons que les autorités nous laisseront nous exprimer?. Ces jeunes assurent que beaucoup de personnes se rendront au Palais de justice de Toamasina pour ?soutenir l?ancien maire?.
Julien Andriamorasata, chef de la région Atsinanana, s?est déclaré confiant quant au maintien de l?ordre dans la capitale betsimisaraka pendant la tenue du procès de Roland Ratsiraka. ?Le contraire n?est plus à craindre à Toamasina?, assurait-il. De leur côté, les forces de l?ordre ont été avisées, en début de semaine, de rester vigilants. Cependant, ?aucune organisation spéciale n?est prévue pour renforcer le maintien de l?ordre pendant les deux jours du procès?, déclare un officier de police
A partir de demain, toutes les personnes impliquées, de près ou de loin, dans l?affaire Roland Ratsiraka, seront appelées à la barre pour répondre aux questions du juge. Nombreux doivent même se présenter au bureau de la police économique dès réception de la convocation.
Pour leur part, huit inculpés ayant bénéficié d?une liberté provisoire, dont le troisième adjoint au maire, ont reçu, avant- hier, une ordonnance de prise de corps.
Roland Ratsiraka, Narcisse Firezy, directeur économique et financier de la commune, Jean-Louis, directeur technique, et Volatody, un employé municipal, n?ont, quant à eux, jamais eu l?occasion de sortir de la prison malgré les demandes répétées.
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