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Tengur demande le gel des admissions 2004«pour éviter le chaos»

26 septembre 2003, 20:00

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«Renvoyez l?exercice d?admission 2004 dans les collèges après le 19 décembre pour éviter une crise sociale.» Tel est l?appel lancé par Suttyhudeo Tengur, hier.

Le président de la Government Hindi Teachers? Union (GHTU) ne veut pas être tenu responsable si, en raison du jugement que prononcera le Privy Council, l?exercice d?admission doit être refait.

Le syndicaliste demande au Mauritius Examinations Syndicate (MES) de ne proposer aucune place dans un collège aux élèves quand il leur remettra leurs résultats, le 13 décembre. Cet exercice doit être repoussé de quelques jours, affirme-t-il. «Le ministre de l?Education est naïf s?il croit que le prochain jugement du Privy Council ne concernera que 750 places dans les collèges confessionnels.» Le syndicaliste critique aussi les déclarations du ministre aux médias : «Je me demande si, avec de tels propos, l?Etat ne laisse pas encore une fois tomber l?Eglise.»

Les 50 % de places offertes à l?Etat par les collèges catholiques sont aussi concernés par ce jugement, ajoute Suttyhudeo Tengur. «Si le Conseil privé décide que l?Eglise ne peut admettre la moitié de ses étudiants sur la base du critère religieux, que fera-t-elle ? Se retirera-t-elle du système comme elle a déjà menacé de le faire?»

Si cela devait arriver, le ministère devra recaser les étudiants admis dans ces collèges catholiques vers d?autres institutions. Comment l?Etat s?y prendra-t-il sans causer d?inconvénients?

«assumer vos responsabilités»

Le syndicaliste estime que ni l?Etat, ni le diocèse n?assument leurs responsabilités. En occultant les divers cas de figure possibles si le Conseil privé se prononce en sa faveur, dit-il, les autorités jouent avec le feu. «Que chaque partie révèle les différentes options étudiées en fonction du jugement», insiste le président de la GHTU.

D?autant plus que les parties se sont engagées mercredi, en Cour suprême, «d?effectuer l?admission strictement sur la base du jugement» pour l?Etat et «d?adapter sa position au jugement de la Cour de novembre 2002, si celui-ci est confirmé par le Conseil privé» pour le diocèse.

Le 12 novembre 2002, dans le litige opposant Suttyhudeo Tengur au BEC, la cour avait statué que l?admission des élèves sur le critère religieux était illégale. Quelques semaines plus tard, les juges acceptent de surseoir à l?exécution de cette décision jusqu?à ce l?appel soit entendu devant le Conseil privé.

Cette instance se penchera sur l?affaire les 15, 16 et 17 décembre. Si elle confirme avant le 19 décembre l?illégalité du critère religieux, le diocèse devra annuler son exercice d?admission qui est prévu du lundi 15 au vendredi 19 décembre.

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