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TeleEye plante ses caméras à Maurice
Aux cambrioleurs de riches demeures, aux employés avec des louches intentions et aux voleurs à l’étalage, le message est clair. Vos gestes sont surveillés et visionnés en temps réel dans n’importe quel coin du monde. TeleEye Limited, marque de réputation internationale, a ouvert sa 8e branche à Maurice, le mois dernier, couvrant également les îles de l’océan indien et l’Afrique sub-saharienne.
Cotée à la Bourse de Hong Kong, l’entreprise est spécialisée dans la conception des systèmes de caméras et des tours de contrôle adaptés à la gestion des distributeurs automatiques de billets, à la surveillance des chantiers et des résidences. Parmi ses clients, on y trouve la HSBC, la brasserie Carlesberg et des banques installées en Asie.
La venue de ce géant hongkongais au pays est une surprise. Car tout démarre avec un accord avec Fawzy Delior, alors directeur de Speedlink Communications engagée dans la distribution et la vente de ses systèmes de surveillance localement. En février, le chief executive officer de TeleEye, Cliff Chan, est en mission à Maurice pour jauger le marché qui est en ébullition. La suite est logique. Exit Speedlink pour céder la place à TeleEye (Mauritius) Limited.
“Notre rôle sera de nommer des distributeurs à Maurice, les Seychelles, Madagascar, la Réunion et l’Afrique sub-saharienne”, fait ressortir Fawzy Delior, le managing director de la branche locale, au sein de laquelle il détient 50 % des parts. Bref, le marché local n’est qu’un prétexte pour implanter une antenne, car l’objectif avoué est d’agir pour que le groupe TeleEye ait un accès privilégié en Afrique, ce qui cadre dans sa politique d’expansion en dehors du continent asiatique.
<I>“Le client aura accès à des images nettes de sa boutique, sa maison ou son chantier. En fait, les images sont compresses au maximum pour passer rapidement via le réseau.”</I>
En ce faisant, Maurice aura davantage un rôle d’intermédiaire entre le vendeur asiatique et les clients africains. Démarrant avec six employés, la branche mauricienne sera également en charge de la formation des revendeurs et des techniciens pour l’installation tant sur les plans local et international.
L’attrait de ce type de surveillance est la possibilité de visionner ce qui se passe chez soi, indépendamment du lieu où se trouve le propriétaire, qu’il soit à son bureau, en voyage à l’étranger ou en mission sur l’Amazone. Une connexion à l’Internet suffira. Contre un paiement minimal annuel de Rs 700, les images que capte la caméra seront diffusées sur un site web, auquel il accèdera grâce à des mots de passe.
“Le réseau ADSL ne pose aucun problème. Même avec 512 kb/s, le client aura accès à des images nettes de sa boutique, sa maison ou son chantier. En fait, les images sont compressées au maximum pour passer rapidement via le réseau. Nous répondons à 90 % des demandes du client”, fait ressortir le managing director de TeleEye (Mauritius). En guise d’exemple, de son téléphone cellulaire, un client pourra accéder à son site dédié.
Qui plus est, le système dispose même d’un serveur qui pourra enregistrer sur son disque dur les événements d’une journée. En cas de détection de vol, le propriétaire est en mesure de choisir ces séquences, le graver sur un CD et le remettre à la police. à Fawzy Delior d’ajouter : “La qualité d’image n’en souffre pas.”
D’ailleurs, avance le managing director¸ une caméra peut surveiller la circulation d’en face. Par exemple, la caméra rotative (couvrant 360°) fixée à Shoprite, Trianon, capte facilement les images du flot de véhicules roulant en direction de Port-Louis dans la matinée. Big Brother est bien plus puissant qu’on ne le croit...
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