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Séverine Sababady s?impose avec peine

22 janvier 2006, 20:00

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C?est avec beaucoup de peine que Séverine Sababady a obtenu sa revanche sur Véronique Humbert, hier, à l?occasion du Challenge de l?Amitié au dojo de Grande-Rivière-Nord-Ouest.

La protégée d?Alain Loumeau s?en est sortie grâce à un waza-ari sur accumulation de fautes de son adversaire. Du coup, elle se rachète de sa défaite contre la même judokate, le 18 décembre dernier, lors de la finale des Championnats de Maurice.

Pendant la première minute du combat, aucune des judokates n?arrivait à prendre le dessus sur l?autre. À une minute et onze secondes, l?arbitre devait les pénaliser pour non-combativité. Véronique Humbert devait accumuler une deuxième pénalité alors que Séverine Sababady semblait avoir trouvé ses marques.

Déterminée, elle lance une première attaque qui fait tomber la judokate de Roche-Brunes. L?arbitre lui accorde un yuko.

À presque une minute de la fin du combat, Séverine Sababady devait se blesser au pied droit. Malgré la douleur, elle ne lâcha pas prise. Ayant l?avantage, elle choisit de jouer la carte de la prudence et de bien gérer le reste du combat.

Réveil à 5 heures

Séverine Sababady mit la pression à son adversaire jusqu?à ce qu?elle commît une troisième faute. Elle termine donc le combat avec un waza-ari au tableau d?affichage. ?Je suis très contente de moi. Cependant, il me faut ralentir durant les deux prochaines semaines, le temps que je me remette de ma blessure?, dit-elle.

Blessée à l?épaule depuis mars dernier, Séverine Sababady doit panser une nouvelle blessure. ?Pendant la période de préparation pour les Jeux des îles en 2003, je m?étais déchiré un ligament au même pied?, se rappelle-t-elle.

Quant à la nouvelle championne de Maurice, Véronique Humbert, elle avoue qu?elle s?attendait un peu à perdre. ?Je n?ai pas eu l?occasion de m?entraîner comme il le fallait ces derniers temps. Et puis, il y a la fatigue. Hier, je suis sortie du boulot à minuit. Je me suis couchée à deux heures pour me réveiller à cinq heures. Comme j?avais quelques grammes en plus, j?ai dû courir un peu avant la pesée?, lance-t-elle.

Véronique Humbert, déjà très ?forte techniquement? selon Séverine Sababady, voudrait s?investir d?avantage. ?Mais les patrons ne comprennent pas. Maintenant, je m?entraîne au dojo national. Malheureusement, je n?arrive pas à être présente à toutes les séances d?entraînement. Mon patron ne veut pas me donner plus de flexibilité même si je lui ai présenté une lettre du ministère des Sports?, regrette la judokate qui travaille comme serveuse dans un hôtel de l?Ouest.

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