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Sébastien Loeb de main de maître

6 octobre 2003, 20:00

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Sébastien Loeb a contrôlé de main de maître cette 45e édition du Rallye de San Remo en prenant les commandes de la course dès la première spéciale pour ne plus les lâcher jusqu?à l?arrivée. Succès incontestable du pilote Citroën qui se présente comme un des plus sérieux prétendants au titre, d?autant que les deux prochains rendez-vous ont lieu sur l?asphalte, sa surface de prédilection.

Tout laissait à penser qu?au terme des deux premières spéciales de la dernière étape, les positions étaient figées tant les écarts étaient importants sur ce rallye de San Remo. Mais c?était sans compter la pluie qui allait s?inviter sur la fin de cette épreuve et qui allait passablement bouleverser le classement général.

La plupart des concurrents avaient opté pour des pneus ?slicks?, prévus pour terrain sec, alors que Gilles Panizzi avait fait le choix de monter des intermédiaires sur sa 206. Choix payant ! Le pilote Peugeot, conscient qu?il avait un ?coup à jouer? face à ses adversaires, allait sortir la grosse attaque avec la ferme intention non seulement de prendre l?ascendant sur Sainz, mais pourquoi pas d?aller chercher Grönholm et Märtin.

Pari fou, mais pari réussi. L?Estonien, handicapé par ses gommes, ne parviendra pas à contrer le triple vainqueur de l?épreuve. Grönholm ira, pour sa part, à la faute dans l?ultime spéciale, arrachant une roue, ce qui allait l?obliger à renoncer. Deuxième en 1999, vainqueur lors des trois dernières éditions, Gilles Panizzi monte à nouveau sur le podium grâce à une fin de rallye exceptionnelle.

L?issue finale de ce rallye s?est jouée à quelques kilomètres près. Sur un chrono un peu plus long, Panizzi était en mesure de coiffer Loeb au poteau. Mais la victoire du pilote Citroën est amplement méritée tant la suprématie de Sébastien fut flagrante.

Citroën signe un excellent résultat sur cette manche qui permet au constructeur de devancer à présent Peugeot au championnat avec quatre points d?avance. Excellent résultat également côté fiabilité et homogénéité des pilotes avec quatre Xsara au départ, quatre à l?arrivée? dans le top huit (synonyme de points).

Carlos Sainz, quatrième au général, se rapproche de Richard Burns, toujours leader au Championnat pilotes, mais se voit à présent devancé par son coéquipier Sébastien Loeb. Colin McRae obtient les trois points de la sixième place, Philippe Bugalski marque son premier point de la saison ? pour sa deuxième participation après le Deutschland ? en terminant huitième.

Burns sauve sa tête

Les choses étaient plus que mal engagées sur ce rallye pour Richard Burns qui n?a jamais été en mesure de signer des temps dignes de son statut de leader du Championnat.

Marcus Grönholm a fait de son mieux au volant d?une 206 qui n?a pas vraiment évolué depuis le début de saison alors que la concurrence affûte ses armes au gré des épreuves. Peugeot axe son développement sur sa nouvelle WRC et les pilotes pâtissent du manque de progression de leur voiture. Grönholm parvenait à accrocher la troisième place avant que la pluie ne lui fasse commettre l?irréparable. Sortie de route et nouvel abandon pour le Finlandais qui enregistre sa troisième sortie de route consécutive et qui n?a donc plus marqué de point depuis le rallye d?Allemagne.

Chez Peugeot, on attendait beaucoup de Gilles Panizzi dont la réputation sur l?asphalte n?est plus à faire. Mais le Français allait connaître une course frustrante.

Märtin malchanceux

Markko Märtin fut sans conteste le seul à parvenir à suivre le rythme imposé par Loeb. L?Estonien s?est battu comme un beau diable, partageant avec Loeb la majorité des meilleurs temps ? seule la prestation de Panizzi en fin d?épreuve empêchera les deux hommes de monopoliser les meilleurs chronos.

Malheureusement, une pénalité de trente secondes infligée à Märtin en début de deuxième étape, allait modifier la physionomie du rallye. Difficile de contrer Loeb à la régulière, mais avec un handicap de trente secondes supplémentaires, cela devenait mission impossible. L?Estonien allait donc se résoudre à conserver une deuxième place que Gilles Panizzi viendra lui subtiliser dans l?ultime chrono.

Malgré quelques erreurs, notamment dans les choix de pneus, François Duval réalise un bon parcours qui lui permet de terminer le rallye à la cinquième place. Le Belge est plus à son aise sur l?asphalte, ce qu?il devrait confirmer en Corse et en Catalogne.

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