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Suspension et retraite forcée à la prison après les évasions
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Suspension et retraite forcée à la prison après les évasions
Un haut gradé de la prison forcé à partir en préretraite. Un garde-chiourme suspendu. Ce sont des séquelles de l?évasion de quatre prisonniers de la prison de Petit-Verger mercredi après-midi. Les autorités pénitentiaires ne veulent cependant pas dire l?évidence que l?enquête départementale pointe de plus en plus vers la thèse d?une complicité interne.
Les détenus, Mahamad Swadec Absoolah, Yassin Krishnajee, Stéphano Azza et Thierry Joseph, se sont évadés vers16h 50 mercredi de la prison de Petit-Verger. D?après la version officielle des officiers de service ce jour-là, Krishnaduth Jhugroo assurait la surveillance à l?entrée de la prison quand les quatre prisonniers, qui étaient sous escorte, l?ont menacé avec une arme tranchante et se sont approprié son trousseau de clés pour ouvrir le portail. Cetteversion est maintenant miseen doute, vu les derniers développements.
Peu d?informations ont transpiré de Beau-Bassin hier. Si, à jeudi, les pistes étaient encore floues, les autorités n?écartaient déjà pas l?éventualité d?une complicité interne. « S?il s?avère qu?il y a eu complicité, des mesures disciplinaires seront prises », déclarait à l?express le commissaire des prisons, Bill Duff,ce jour-là.
<B>Effectif suffisant</B>
La prison de Petit-Verger est classée comme medium-security prison. Donc, si le système de sécurité en place fonctionne correctement, une évasion demeure difficile. Alors, qu?à un moment, le service pénitentiaire se plaignait d?un manque d?effectifs, «cette raison ne tient plus puisque nous avons recruté 150 nouveaux gardes-chiourmes», explique Bill Duff. «Et d?ailleurs, l?officier resonsable m?a dit que ce n?est pas un manque d?effectifs qui a facilité l?évasion de ces détenus car il avait suffisamment de staff. Le problème se trouve ailleurs», avait ajouté le commissaire des prisons.
Même si, du côté de la prison, on ne veut pas révéler le résultat de l?enquête départementale, la suspension d?un garde-chiourme et la mise à la retraite prématurée d?un haut gradé laissent penser que l?enquête pointe vers une complicité même si techniquement la thèse de négligence n?est pas à écarter au vu de la réticence du commissaire des prisons à confirmer notre information.
L?express n?a pu confirmer l?identité des personnes mises en cause. Il s?avère cependant que l?ACP A. Putten est parti en congé préretraite, hier. Mais il était affecté à la prison centrale de Beau-Bassin. L?identité du garde-chiourme reste toujours inconnue. La question de confiance entre l?état-major et les gardes- chiourmes revient donc sur le tapis. L?administration pénitentiaire est cependant consciente de ce problème. (Voir l?interview de Bill Duff page 8).
Entre-temps, la police continue ses recherches. Hier matin, une équipe de l?Adsu ayant des informations sur les endroits normalement fré-quentés par les évadés s?y est rendue pour vérifier si les détenus y avaient donné signe de vie. Rien à ce stade. L?opération de surveillance de ces endroits est sous les ordres du directeur de l?Adsu, le DCP Rampersad Sooroojbally et son équipe qui bénéficient du soutien des éléments de la Central Investigation Division et del?Emergency Response Ser-vice (ERS).
Les photos des évadés sont affichées dans tous les postes de police. Les quatre détenus ont tous été condamnés pour des affaires ayant trait au traficde drogue.
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