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Sur la trace de l’arche de Noé
Si un safari-photo vous tente, plus besoin de se rendre en Afrique pour réaliser vos rêves. Le Casela vous plonge dans un univers digne de l’arche de Noé où autruches, zèbres, oryx, springboks, impalas, kudus et nyalas se baladent en semi-liberté dans une savane dorée de 200 hectares. Des cerfs de Java et de l’Inde partagent sans équivoque leur territoire avec les autres ruminants.
“Sésame ouvre-toi.” C’est ainsi que débute une aventure de 30 minutes en compagnie d’Audrey Lesage, la marketing assistant, de Rajesh Bojan le chauffeur du bus et Christ Polyxen, le guide. Le portail métallique s’ouvre comme par enchantement à la commande du guide. À peine a-t-on franchi le portail qu’un troupeau des cerfs se dresse sur les pattes, l’ouïe en alerte. Combien sont-ils? Impossible de le dire. C’est une petite classe d’histoire qui est entamée par le jeune guide. Ces ruminants ont été introduits par les Hollandais entre 1898 et 1710.
Des cassis se dressant sur une colline pentue servent souvent de repas aux animaux. Soudain un arôme connu nous chatouille la narine. Des poivriers. Les eucalyptus occupent une large place du parc. Mais point d’animal. La patience finira par payer. Des nasillements nous parviennent à l’oreille. Des canards à col vert et des oies d’Egypte se rafraîchissent côte à côte dans un ruisseau alors que des pintades se dissimulent dans l’herbe séchée par la chaleur.
Et ce n’est que le début de l’aventure. Soudain, sans aucune attente, une grosse autruche traverse le sentier. Un mâle. Facile à repérer avec son plumage noir alors que celui de la femelle est gris. La visite continue sur un sentier irrégulier. Les yeux des passagers scrutent les alentours pour dénicher les animaux. Et voilà un troupeau de zèbres se mêlant à des cerfs de l’Inde avec de grands bois et au pelage tacheté de pois blanc. Mais les vedettes du groupe, les zèbres, ne se laissent pas admirer trop longtemps. Dans une parfaite harmonie, elles s’éloignent peu à peu pour brouter l’herbe dans une clairière.
À peine plus loin, à gauche, se promènent à l’ombre des eucalyptus des kudus et des oryx. La curiosité de ces animaux est tout de suite éveillée par le monstre métallique qui ronronne au bord de la route. Les kudus avec des rayures blanches et les oryx avec de longues cornes n’osent pas s’approcher du sentier, mais contemplent la machine de loin. “Pas des gestes brusques”, conseille Audrey Lesage.
La visite guidée continue. Des ruminants à la couleur cannelle avec un estomac blanc se prélassent sous un arbre. Une boule de poil remplace leur queue. Une des fiertés de la savane sud-africaine est à quelques mètres devant nous. Des jeunes springboks ne semblent guère préoccuper par notre présence.
Les zèbres apparaissent à nouveau. Ils exécutent de petits trots avec un troupeau de jeunes impalas sans doute effrayés par le ronronnement du moteur. Quoiqu’encore jeunes, leurs cornes sont impressionnantes. Ils soulèvent une traînée de poussière sur leur passage
À une centaine de mètres plus loin, une star attend sous un tamarinier. Un kudu a vite compris qu’il est une des vedettes du parc. Elle est habillée d’une robe marron rouge avec des rayures et se laisse photographier. Elle fixe l’objectif avec ses grands yeux noirs brillants et ne bouge pas. Séance photo oblige.
La route cahoteuse est parsemée de cailloux. Juste devant un nid… d’autruche. Deux femelles couvrent une quinzaine d’œufs côte à côte pratiquement au bord de la route. Un émeu, oiseau d’Australie, semble bien apprécier leur compagnie.
Des autruches et encore des autruches. Fière comme une autruche serait-on tenté d’écrire. À la lisière du parc deux harems exploitent une superficie restreinte. Cha-cun comporte un mâle et trois femelles. L’une d’elles jette un coup d’œil à droite ensuite à gauche et marche quasiment devant le véhicule.D’une cadence hautaine, elle se dandine à quelques mètres du bus. Elle ne se soucie guère de notre présence. Le mâle à la gorge rougeâtre ne quitte point des yeux sa femelle. Est-ce la jalousie ou purement pour la protéger de notre présence? Difficile de savoir.
La visite prendra fin sur Suzanne la méga-star du parc. Comme toute vedette, elle se laisse difficilement voir. “Vous ne le voyez pas derrière les arbres là-bas?” demande Christ. A force d’insister, nous découvrons la méga-star. Un âne offert par une dame au parc.
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