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Suites enténébrant des affaires déjà louches

10 mai 2005, 00:00

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Après une seconde moitié d?avril à l?actualité tonitruante (affaires Stanley/Diljore, Singhania, budget supplémentaire rejeté, casting vote secourable, contestation du directeur de l?Audit, hold-up de la démocratie, naufrage du Mauritius II) les acteurs principaux éprouvent le besoin de souffler, permettant à l?opinion publique de faire le point sur tout ce qu?elle a eu à ingurgiter. Bonne occasion de mettre les points sur les « i », sans s?attendre, bien sûr, au moindre sursaut moral.

Kher Jagatsingh fournit, ainsi, un bel exemple de l?entêtement des politiciens et de leur incapacité notoire d?accepter ce qui paraît évident à tous. Il décide d?étudier à fond le rapport Glover et arrive à la conclusion toute personnelle ki kam?rade Badry pas kapave coupable. L?acquittement ne lui suffit même pas. Le blanchiment suit immédiatement : Li même innocent lors ène paquet zaffaire. Il ne manque que l?auréole. Il se défend de critiquer un juge de notre Cour suprême. Il s?en prend seulement à un commissaire ayant rédigé un mauvais rapport, à ses yeux. Selon cette logique toute travailliste et ministérielle, il y a donc un bon juge Glover et un mauvais commissaire du même nom. Il n?y a plus qu?à demander au bon Glover de juger le méchant commissaire qu?on l?accuse d?être à l?Hôtel du Gouvernement. Et voilà à qui confie-t-on l?Education des enfants mauriciens?

L?on sait que Seewoosagur Ramgoolam tenta désespérément de se cacher sous la toge du chef juge, Sir Henry Garrioch, alors en service commandé au château du Réduit pour suppléer à l?absence de gouverneur général. Le Premier ministre reproche à Kadress Pillay de s?être appesanti sur l?exigence légale que les bijoux Singhania devaient être vendus à l?encan et d?avoir omis de préciser que le gouverneur général peut ordonner que des objets saisis par la douane soient détruits ou réservés à l?usage du gouvernement. Il se prévaut de cette clause pour (i) faire état d?instructions dans ce sens du gouverneur général et (ii) que le gouvernement peut vendre comme bon lui semble les objets saisis ainsi mis à sa disposition alors que la logique veut que, si vente il y a, elle doit se faire en public et au plus offrant. Le voilà qui doit faire état à présent d?une déclaration de Sir Henry Garrioch et préciser que, en l?occurrence, le gouverneur général intérimaire était tenu d?agir selon les directives du Premier ministre. Tout un détour avant d?être tristement obligé de reconnaître que la décision de vendre les bijoux à Londres par Rewcastle et à moitié prix est une décision ramgoolamienne.

Un lecteur de l?express s?inspire du choix du PTr de désigner Badry, Daby et Chettiar d?être ses représentants au sein du Public Accounts Committee, une institution, que nul ne prend au sérieux ou presque, bien qu?elle est chargée de veiller au bon usage de chaque roupie dépensée des fonds publics parce que c?est toujours une roupie prise dans la poche d?un contribuable ou d?un consommateur. Il revendique une place au sein du PAC. Il n?est pas plus intelligent qu?un autre. Dès sa plus tendre enfance il a un air coquin qui s?affirme avec l?âge. Il est friand de nouvelles où il est question de bourses volées et d?escaliers dérobés. Il aime se donner des grands airs dont celui des bijoux cher à la Castafiore. Et il signe sa lettre de son nom : Ali Baba.

Cyril Monty se vante d?être parmi les premiers à avoir essayé de décommunaliser le sport, sinon à Maurice, du moins aux Quatre Bornes. En 1980, il ne prend toutefois pas partie en faveur de Rama Poonoosamy et du conseil municipal mauve de Port Louis qui tentent de nouveau une initiative analogue. Non seulement il vole au secours de M. P. Kistnen, commissaire administratif nommé, auteur d?une motion demandant de mettre fin à cette tentative, mais encore s?en prend à Mgr Jean Margéot, coupable à ses yeux de dénoncer également la pratique communaliste du sport à Maurice. Il prend cette dénonciation épiscopale pour une atteinte à la liberté d?association de l?individu. Il s?attire une mise au point de l?évêque de Port Louis.

Celui-ci distingue bien sûr entre la liberté d?association dans son principe et cette même liberté dans ses manifestations pratiques, individuelles ou collectives. La liberté est en principe et essentiellement un droit absolu et sacré. Ce principe, mis en pratique, se répercute sur autrui et sur la communauté humaine. De ce fait, la liberté d?association comporte des limites qu?imposent les exigences d?une coexistence pacifique entre hommes et femmes de races, de religions, de cultures différentes.

La liberté d?association selon ces affinités sociales sont acceptables et recommandables tant qu?elles ne viennent pas s?affronter aux autres et mettre en péril la paix publique et l?entente cordiale entre tous. En cas de confrontation devenant dangereuse, l?autorité a le devoir d?intervenir pour protéger ce qui doit l?être. Tout usage d?une liberté entraîne des responsabilités auxquelles nul ne doit se dérober. L?unité nationale exige donc qu?on mette fin à des rencontres sportives entre équipes à caractère communaliste venant à la mettre en danger.

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