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Suicide à la SMF : le carnet de Chunurman livre les noms de ses ?tortionnaires?
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Suicide à la SMF : le carnet de Chunurman livre les noms de ses ?tortionnaires?
Meetrawtee Chunurmun, mère de l?officier de la Special Mobile Force (SMF) qui s?est suicidé en début d?année, a remis à la police vendredi un carnet ayant appartenu à son fils Ravee Chunurmun.
Le Central Criminal Investigation Department (C CID) détient ainsi des détails des ?tortures morales? qu?aurait subies la victime. Les noms de ses ?tortionnaires? sont également révélés dans ce document. Meetrawtee Chunurmun, qui était accompagnée de son avocat, Me Jim Seetaram, a aussi consigné une déposition.
Outre les détails du calvaire vécu, le carnet de Ravee confirme ses déclarations dans sa lettre d?adieu, retrouvée à côté de son corps. Les enquêteurs traitent ce nouvel élément avec beaucoup de sérieux, estimant qu?il devrait aider au bon déroulement de l?enquête. Ils laissent entendre que la victime aurait minutieusement noté tous les ?insultes et harcèlements? dont il aurait été victime depuis qu?il a rejoint la SMF.
?Tortures et persécution morales?
Ce carnet donne les noms de nombreux officiers de cette unité de police, ainsi que ceux de plusieurs hauts gradés. Ces derniers, dit-on aux Casernes centrales, seront entendus et confrontés aux allégations de?harcèlement? formulées par Ravee Chunurmun dans son carnet.
Ce jeune policier de 22 ans s?est donné la mort en absorbant des comprimés. C?est sa mère qui avait découvert son cadavre et la lettre laissée derrière lui. L?habitant de Montagne-Blanche y évoquait les ?tortures et persécutions morales? de ses collègues dont il cite les noms. On y relève ceux de hauts gradés, le sergent major T, l?assistant commissioner of police A, un chef inspecteur et le sergent G, entre autres.
Le constable Ravee Chunurmun avait allégué que son chef hiérarchique n?aurait pas cessé de le ?torturer mentalement et verbalement?. Il dénonçait que la distribution des tâches n?était pas faite de manière ?équitable?, ce qui l?a rendu dépressif, le forçant à suivre un traitement à l?hôpital psychiatrique Brown-Séquard.
Evoquant son retour à son travail, après trois semaines de congé de maladie, il raconte que ses effets personnels avaient été volés dans son casier par deux de ses collègues. Aucune sanction ne devait toutefois être prise contre eux. Ravee Chunurmun a également faire ressortir dans sa lettre que son supérieur l?aurait menacé à plusieurs reprises. Il a par ailleurs souligné qu?il était fréquemment de corvée de toilettes alors que ses collègues jouaient aux dominos. Le jeune policier devait finalement réclamer, toujours dans sa lettre, qu?une enquête soit initiée et que les autorités soient averties, pour éviter que les choses ne soient dissimulées (cover-up).
Plusieurs officiers et hauts gradés mentionnés dans la lettre de Ravee Chunurmun ont déjà été entendus par les limiers de la C CID. D?autres interrogatoires sont prévus dans les jours à venir.
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