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Steven Obeegadoo « Nous offrirons des places, quelles que soient les circonstances »
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Steven Obeegadoo « Nous offrirons des places, quelles que soient les circonstances »
L?admission en « Form I» commence aujourd?hui. Comment se déroulera cet exercice ?
Tout est fin prêt. Les admissions se feront exactement comme l?an dernier. Selon les dernières statistiques, 27 700 écoliers prendront part aux examens du Certificate of Primary Education contre 27 800 en 2002.
Si l?on suppose que le taux de réussite sera équivalent à celui de l?an passé, 18 000 élèves seront admis en Form I.
Le Mauritius Examinations Syndicate (MES) ? qui organise les examens, prépare les épreuves, proclame les résultats ? offrira un certain nombre de places à ceux qui ont réussi. Il dispose de toutes les places existant dans les collèges d?Etat, les écoles MEDCO et MGI. Et à notre demande, tous les collèges privés, invariablement, offrent la moitié de leurs places. Le 13 décembre, à la proclamation des résultats, entre 13 000 et 14 000 élèves obtiendront une place soit dans un collège d?Etat soit dans un collège privé. Cette offre considère en premier lieu la zone où habite l?élève.
Comment cela se traduit-il dans la pratique ?
Aujourd?hui, les parents iront dans les écoles. Ils recevront une liste des collèges secondaires de leur région et devront classer ces derniers par ordre de préférence sur leur demande.
Le deuxième critère, c?est les résultats de l?élève. Plus il a de bons résultats, plus l?élève aura la chance d?obtenir une place dans le collège indiqué en premier choix.
Troisièmement, l?offre relève du choix des parents. Si, exceptionnellement, deux élèves ont les mêmes résultats et se disputent la même place, le facteur de proximité entrera en jeu.
Les admissions sont faites sur une base régionale et selon le mérite. Rien à voir avec les critères religieux qui sont débattus dans l?affaire Tengur-BEC. Que le jugement du Privy Council soit rendu demain ou dans un an, cela n?affectera nullement l?exercice d?admission.
Je veux rassurer les parents : le système est parfaitement rodé. Tout se passera correctement. Il ne faut pas être perturbé par l?affaire en cour.
Ceux qui ont réussi mais n?ont pas reçu une offre du MES seront orientés vers les collèges privés. Les quelque 5 000 enfants concernés pourront choisir le collège de leur choix.
A compter du 13 décembre, les parents auront une semaine pour accepter ou refuser l?offre du MES. Ils devront ensuite enregistrer leur enfant dans le collège choisi avant le 20 décembre. Le gros des élèves aura donc obtenu une place dans un collège avant Noël.
L?affaire Tengur étant d?actualité, je vous explique comment se feront les admissions dans les écoles gérées par le Bureau de l?éducation catholique qui disposent de 1 500 places. La moitié de celles-ci est réservée au MES. Elle sera attribuée le 13 décembre, sur la base du mérite, sans aucun critère religieux. La seconde moitié est gérée en fonction des critères du BEC. C?est pour ces places, si jamais le jugement du Privy Council est prononcé avant le 19 décembre, que le système d?admission pourrait être revu.
Donc notre ambition est de compléter l?exercice d?admission avant Noël. Même si certains cas poseront problème, tout devrait être réglé avant la rentrée prévue d?ici le 12 janvier. Le ministère aidera et renseignera tous ceux qui en auront besoin.
Concernant les recalés du CPE. Ceux recalés pour la première fois seront tenus de redoubler leur sixième. Ceux qui le ratent pour la seconde fois ou ont déjà redoublé dans le passé, se verront offrir une place dans des filières préprofessionnelles.
Le 13 décembre, ils recevront un formulaire. Ils devront y mentionner ou non leur acceptation de cette filière. Ce formulaire sera rempli sur place, dès l?obtention des résultats. La semaine suivante, les parents reviennent à l?école où on leur fera une offre. Dans tous les cas, celle-ci se fera en fonction du lieu de résidence. En 2002, 3 300 élèves ont intégré ces filières préprofessionnelles, soit les trois-quarts des recalés. Cette année nous espérons davantage. Et en janvier 2005, l?école deviendra obligatoire jusqu?à 16 ans.
Revenons à l?affaire Tengur. Que se passera-t-il si le jugement est rendu après le 19 décembre ?
Il faudra le demander au Bureau de l?éducation catholique. Je crois comprendre que le BEC complète ses admissions le 19 décembre. Si celles-ci sont complétées et que le jugement intervient après, il faudra considérer si le verdict confirme ou non le jugement de la Cour suprême. Alors se posera la question : le jugement prendra-t-il effet pour le prochain exercice ?
C?est ce que tout le monde se demande... et vous demande?
Ecoutez, ces admissions sont menées par le BEC. Le ministère, lui, a surtout un rôle de régulateur. Dès que le jugement sera prononcé, le ministère demandera aux parties concernées de s?y conformer car nous vivons dans un Etat de droit.
Que peut dire le ministre pour rassurer tous les parents concernés par cette affaire et qui restent dans le flou ?
Une fois de plus, j?aurais préféré que cette question soit posée au BEC. Ce que je peux dire, c?est que nous disposons de places suffisantes pour accueillir tous les enfants qui le désirent dans un collège d?Etat. Au niveau national, secteurs public et privé confondu, nous disposons du nombre adéquat de places.
Le ministère est-il prêt à toute éventualité ?
La question ne se pose pas dans la mesure où j?ai lu aujourd?hui (vendredi) dans la presse une déclaration du BEC. Celui-ci réaffirme que quelle que soit l?issue du verdict, les admissions auront lieu. Toutefois, dans tous les cas de figure, le ministère sera tenu d?offrir des places.
L?Eglise peut encore se retirer de la réforme?
Je vous le répète : il faut poser ces questions au BEC. On ne peut spéculer sur cette question. Je note tout simplement les déclarations publiques du BEC. Nous procéderons aux admissions comme l?an dernier. Et il est bien entendu que les parties se conformeront à la décision de justice.
Craignez-vous un retrait de l?Eglise ?
Cette question n?est pas d?actualité. Nous tenons à une collaboration étroite entre l?Etat et tous nos partenaires du secteur éducatif, y compris l?Eglise.
La réforme pourrait-elle se faire sans l?Eglise ?
Le système est bien établi depuis l?an passé. Les collèges privés nous offrent 50 % de leurs places. Le BEC nous offre aussi des places, sauf dans ses Star Schools. La même formule sera appliquée pour 2004. Je n?ai aucune inquiétude quant à la bonne marche des admissions.
Concernant les collèges privés, il semblerait que ceux condamnés par la réforme recevront une compensation?
C?est exact. A la suite d?une étude du Management Audit Bureau, le gouvernement a accepté le principe d?une compensation à verser à tout collège qui fermerait ses portes dans le sillage de la réforme. J?ai remis hier une copie de ce rapport à la fédération des collèges privés.
Peut-on connaître le montant de la compensation?
Il existe plusieurs formules en fonction de multiples critères : nombre d?élèves, niveau de l?équipement, etc?
Votre leader sera nommé Premier ministre mardi prochain. Vos sentiments à la veille de cet événement ?
Pour le parti, c?est une très grande émotion. Le leader historique accède au poste de Premier ministre. L?atmosphère est électrique. C?est le plus grand moment de l?histoire du parti.
Pour l?alliance Mouvement militant mauricien-Mouvement socialiste militant (MMM/MSM), c?est une étape très importante. Comme convenu, trois ans après les élections, on procède à une passation de pouvoirs au sommet de l?Etat. Tout cela se fait dans le plus grand calme. La confiance règne. Personnellement, c?est un grand moment d?émotion. Paul Bérenger est une source d?inspiration, un modèle de dévouement aux causes du parti. Justice lui est enfin rendue. Il est difficile de traduire en paroles ce que je ressens. Mais il est évident que le 30 septembre restera un jour gravé dans nos mémoires et dans nos c?urs.
Pas pour les membres de l?opposition qui menacent de boycotter le Parlement et la cérémonie?
Nous vivons en démocratie. On répète sans cesse que le rôle de l?opposition est aussi important que celui du gouvernement pour le bon fonctionnement de l?institution démocratique et pour assurer la légitimité, la pérennité du système. Je regrette profondément leur décision de boycott. C?est triste pour l?opposition elle-même. Chacun assumera ses responsabilités. Pour notre part, nous respectons notre part du contrat.
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