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Squatters mécontents
«Nous pas lé qui bann squatters vine ene communauté de dépendants. Zot bisin aussi engager dans zot propre développement ! », s?exclamait le ministre du Logement, Asraf Dulull, le 31 août. Les nuages se dissipent, les 144 familles de squatters recensées par le Trust Fund bénéficieront d?un terrain dans l?une de ces quatre régions, Bois-Marchand, Cité La Cure, Gros Cailloux et Bambous. Sans oublier toutes les facilités de construction qu?ils recevront. Mais à peine la nouvelle annoncée, et ce sont les squatters « oubliés » qui réclament une révision de cette procédure.
Jacques Veerasamy, porte-parole des squatters, ne comprend pas pourquoi seules 144 familles sont concernées alors qu?il n?existe pas moins de 234 familles qui dorment sous la tente. Injustice, incompréhension, la riposte des squatters s?est faite de plus en plus virulente lors de la manifestation de vendredi. « Nu d?accord ena 144 familles qui pu gagne ene lakaz mais les autres ? Que faire des 79 familles qui vivent encore sous les tentes ? Le ministre nous a donnés quatre semaines pour évacuer les lieux, comment vont-ils faire ? », explique-t-il.
Sur quels critères le Trust Fund s?est-il basé pour désigner ces 144 familles bénéficiaires ? « 581 individus se sont présentés au Citizens Advice Bureau du 15 au 18 juillet dernier pour affirmer qu?ils étaient démunis, explique Shyam Hurbugs, coordinateur du Trust Fund. 525 habitent sous la tente. Selon nos enquêtes, nous avons constaté que 281 d?entre eux ont obtenu un toit dans leur famille tandis que les 244 autres n?ont pas trouvé de solution. Nous avons dû délibérer. » Seuls les sans domicile fixe qui touchent moins de Rs 4 000 qui ont été retenus. Une priorité a aussi été donnée aux familles qui sont dans une pauvreté extrême et qui ont à leur charge des enfants handicapés. « Nous organisons une réunion, mardi, dans tous les endroits concernés pour informer les sans domicile fixe des procédures à suivre », enchaîne Shyam Hurbugs.
Tandis que ce dernier parle de certains squatters qui touchent autour de 7 000 à Rs 15 000 et qui cherchent toujours un endroit où habiter, Jacques Veerasamy, lui, pense que cela ne devrait pas figurer dans les critères prioritaires.
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