Publicité
Sous le regard des profs indiens
La musique et la danse rythment leur vie. Elles ont su conjuguer passion et métier. Professeur en musique instrumentale à la faculté de musique et de beaux-arts à l?université de Delhi, le Dr Anupam Mahajan est versée dans le maniement du sitar. Le Dr Uma Rahul Rele, directrice du Nalanda College of Indian Classical Dance est, pour sa part, une disciple d?une des danses les plus populaires d?Inde le Bharat Natyam.
Après avoir animé pendant une vingtaine de jours des ateliers de travail avec les élèves du Mahatma Gandhi Institute (MGI), elles s?envoleront le 5 juillet pour l?Inde, ravies de cet échange mais aussi du niveau des élèves de cette institution.
Détentrice d?un Ph. D de l?université de Delhi ainsi que M.Phil en musique instrumentale de la même institution, Anupam Mahajan a plusieurs cordes à son arc : musicienne, auteur de cinq ouvrages, directrice de recherche et professeur depuis 23 ans. Sa spécialisation : le sitar, instrument d?origine indienne, à cordes pincées, constitué d?une caisse de résonance et d?un manche muni de frettes. Après avoir appris à jouer du sitar auprès d?une longue lignée de guru qui l?a permise d?être reconnue et certifiée, Anupam est devenue à son tour guru. Et le professeur enseigne à jouer au sitar d?après un style ancien, soit une tradition datant de l?époque Mian Tan Sin.
Les femmes comme héroïnes
«Jouer du sitar selon l?ancienne tradition demande un contrôle exceptionnel des aspects techniques. Le plus vous apprenez, le plus cela devient difficile de jouer. Se développe alors une composition systématique lorsque quelqu?un joue du sitar. Cela s?appelle le Drupadang, qui est une forme de musique vocale», soutient-elle.
Des techniques mais aussi de la théorie qu?elle a été contente d?inculquer aux élèves du MGI, aussi bien à ceux qui complètent un certificat qu?à ceux faisant leur Bachelor of Arts in Instrumental Music. «Le response a été positif. Chaque étudiant a des besoins spécifiques et je me suis concentrée sur eux individuellement. Car chacun a des perceptions, des observations et une capacité de compréhension très distincts. J?ai montré à certains comment bien positionner leurs mains sur leur sitar ou les aie aidé à améliorer leur performance. Et cet atelier qui devait être réservé aux élèves de sitar seulement, a vu la participation d?élèves étudiant le tabla, le violon, etc?», explique Anupam Mahajan
Le Dr Uma Rahul Rele est, quant à elle, docteur en danse, plus précisément elle excelle dans le Bharat Natyam. Danse pieuse qui trouve ces origines dans le Deva Dassis et qui était exécutée par les jeunes filles du temple pour exprimer leur amour aux dieux. Mais cette danse classique a évolué depuis.
Actuellement rectrice au Nalanda College of Indian Classical Dance, Uma a été élève dans la même institution puis professeur de danse pendant dix années. Pratiquant le Bharat Natyam depuis 23 ans, Uma Rahul Rele explique que :
«The dance has as concept women as heroines.» Puis renchérit-elle : «La musique a besoin de mots alors que la danse raconte une histoire, exprime dieu ou la nature à travers la position des mains, les expressions faciales, etc.» C?est ce qu?elle a transmis aux élèves du MGI durant ce court atelier. Mais souligne-t-elle, ces derniers ont déjà un bon niveau.
Pour Uma Rahul Rele et Anupam Mahajan, cet échange avec les élèves du MGI est une expérience enrichissante qu?elles ramèneront avec elles dans leur Inde natale.
Publicité
Publicité
Les plus récents