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Soulagement pour les exportateurs de thon

2 août 2008, 00:00

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La situation se décante au niveau de la dérogation concernant l?exportation des produits de mer, notamment le thon, vers l?Europe. Car la Commission européenne (CE) a alloué, depuis la mi-juillet, un quota additionnel de 3 000 tonnes pour les conserves et de 600 tonnes pour les longes de thon.

Cette dérogation, accordée pour un an avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, expire le 31 décembre. Elle tient compte des difficultés d?entreprises mauriciennes exportatrices du thon vers l?Europe en ce qu?il s?agit du respect des règles d?origine.

La répartition de ce quota additionnel sera décidée lors d?une réunion au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Les nouveaux opérateurs dans le seafood seront aussi considérés.

«Nous nous réjouissons de la décision de Bruxelles. Nous attendions cette nouvelle avec impatience», dit Danielle Wong, directrice de la Mauritius Export Association (MEXA). Même sentiment au ministère de l?Agro-industrie et de la Pêche. «Le lobby a porté ses fruits», fait-on comprendre. Car le ministre Arvin Boolell était intervenu auprès de Peter Mandelson, commissaire européen pour le Commerce, et de Joe Borg, celui de la Pêche et des Affaires maritimes.

La décision de Bruxelles vient surtout soulager Princes Tuna (Mauritius) Ltd. Cette conserverie avait été contrainte d?importer du thon pêché par des bateaux non reconnus par la CE afin de se maintenir en opération. Mais ces exportations - qui ne respectaient pas les règles d?origine - étaient sujettes à des taxes à leur entrée sur le marché européen. Avec la dérogation, Princes Tuna devrait pouvoir demander le remboursement des quelque Rs 40 millions de taxes payées.

Matiere premiere en baisse

Une autre entreprise, Seskel Enterprises Ltd, engagée dans la production et la commercialisation du poisson salé (snoek), connaît aussi des difficultés liées aux normes de la CE. En janvier dernier, à la suite d?un audit de vétérinaires de Bruxelles, elle n?a pas été autorisée à exporter. Ses travailleurs sont, depuis hier, en chômage technique mais percoivent au moins 50 % de leurs salaires. Toutefois, si l?export ne reprenait pas, des licenciements sont envisagés.

Maurice avait demandé à la CE, dès février, une dérogation aux règles d?origine. Car le volume de matière première en provenance de cette partie du sud-ouest de l?océan Indien avait baissé. Le tonnage pêché à la fin de 2007 et au début de 2008 était anormalement faible.

Un quota de 1 000 tonnes, conserves et longes, avait été alloué sous les règles de dérogation pour la période mars 2005 à décembre 2007. De plus, un quota de quelque 560 tonnes non utilisé par des états d?Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, avait été aussi réalloué à Maurice.

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