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SON INFLUENCE
Raddhoa a-t-il obtenu son billet retour à la police parce qu?une de ses proches a fait campagne pour le PTr ? Des députés de l?écurie rouge répondent par l?affirmative.
Et Raddhoa répond-il directement du Premier ministre comme il l?a laissé entendre ? Qui faut-il croire ? Le Premier ministre, le commissaire de police ou Raddhoa ? Acculé, Navin Ramgoolam affirme cette semaine qu?il n?a rien à voir avec la nomination du surintendant.
Cette déclaration aurait été bienvenue en octobre lorsque Me Yousuf Mohamed, Senior Counsel, a fait une sortie en règle contre Raddhoa. L?avocat affirme que Ramanooj Gopalsingh lui a conseillé de parler à Navin Ramgoolam de la tentative d?intimidation dont il a été victime de la part du surintendant car il rapportait directement à ce dernier?
À l?époque, Me Mohamed représentait l?époux d?Ouma Ujoodha et a accusé la MCIT d?avoir brutalisé son client. En représailles, dit-il, il a reçu un appel de l?officier qui a menacé d?ouvrir une enquête contre son fils, Shakeel et lui-même, sur un complot d?assassinat contre le Premier ministre.
Pour calmer les esprits, Ramgoolam est sorti de sa réserve lors d?une rencontre avec la presse le 1er octobre 2005 et a déclaré que « l?affaire était close ». Elle ne l?a jamais été car quelques jours plus tard, Raddhoa s?emportait contre, Shakeel Mohamed, député du PTr, sur le parking d?un hypermarché et le Senior Counsel lui a servi un papier timbré, lui réclamant des dommages de Rs 10 millions.
Dans cette joute entre les Mohamed et Raddhoa, nul ne sait de quel côté Navin Ramgoolam s?est rangé. Mais Raddhoa lui faisait clairement les yeux doux. Dans une de ses déclarations à la presse après son installation à la MCIT, Raddhoa est explicite : « J?attends le retour du Premier ministre pour demander que mes anciens collaborateurs, Fareedun et Raimbert, soient affectés sous contrat à la MCIT. »
Grossièrement, Raddhoa tente aussi de montrer ses couleurs dans une interview à un journal pro-rouge en novembre. Il affirme que les articles publiés contre lui pour brutalité sont l??uvre des journalistes qui en avaient contre Ramgoolam entre 1995 et 2000. Ce travail de sape, dit-il, vise à jeter la boue sur le gouvernement et lui.
« Raddhoa a toujours été un caméléon. Kan Anerood Jugnauth ti Premie minis, pas ti ena pli Jugnauth ki li », tonne un ancien patron du Central CID. Il se demande ainsi sur quelles bases il a bénéficié d?une double promotion en l?espace d?un mois « alor ki ena dimoun pli meritan ki li ».
Raddhoa n?en a cure. Il a ses « fans » et sait que si jamais on le renvoie dans un garage, ils le feront savoir à qui de droit. L?Hôtel du gouvernement en est tout à fait conscient car rien qu?au retour du policier aux affaires, le Premier ministre a reçu des centaines de lettres de félicitations.
Outre ces sympathisants, il bénéficie du soutien indéfectible de quelques membres du cabinet. Mais pas de tous. Raddhoa divise même le gouvernement.
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