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Sixième jour de grève pour les ouvriers bangladeshis

20 juillet 2007, 00:00

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Sixième jour de grève pour les ouvriers bangladeshis

Sur un total de 218 ouvriers bangladeshis, seuls 12 ont repris le travail à Floréal Knitwear, hier. La majorité d?entre eux a tenu à prolonger leur mouvement de grève, et cela, malgré l?appel de la direction. Ils en sont à leur sixième jour d?inactivité et la possibilité qu?ils entament aujourd?hui leur septième jour de grève n?est pas à écarter.

Arrivés à Maurice, il y a neuf mois environ ces travailleurs bangladeshis veulent que la direction de la fabrique de vêtements révise à la hausse leur salaire de base. Ils réclament un salaire de base de Rs 5 500 alors que le l?Exports Processing Act préconise un salaire de base Rs 2 700 par mois.

Les ouvriers bangladeshis affirment qu?on leur avait promis un salaire de Rs 13 000. Allégation que rejette la direction de Floréal Knitwear Ltd. Elle affirme qu?il ne peut y avoir de confusion sur les conditions de rémunération. ?Quand ils ont été recrutés, nous sommes allés sur place avec des traducteurs pour leur expliquer précisément quelle serait leur rémunération?, explique un porte-parole de Floréal Knitwear. La direction ajoute que les conditions de rémunération qui sont initialement agréées par le ministère du Travail leur sont lues en public et traduites dans leur langue maternelle.

Ce qui fait dire à la direction de Floréal Knitwear qu?une minorité de personnes utilise des méthodes ?condamnables pour faire de la surenchère?. Elle explique aussi qu?il existe un Workers Council qui se réunit toutes les trois semaines et dont les notes sont traduites en bengali. ?Si une négociation doit être faite, cela doit se faire par le proper channel et non pas le biais d?interventions musclées?, ajoute-t-on à Floréal Knitwear Ltd.

Certains travailleurs bangladeshis sont en effet accusés par la direction d?avoir commis des ?actes de violence et de vandalisme?. Des portes des dortoirs, allègue-t-elle, ont été endommagées et certains ouvriers empêcheraient leurs collègues de reprendre le travail.

La direction de l?usine a ainsi prévenu qu?elle n?hésiterait pas à prendre des sanctions ?contre certains ouvriers qui ont eu un comportement violent et agressif?. La direction souligne en dernier lieu que les travailleurs étrangers sont bien traités chez Floréal Knitwear. Ils disposent d?unités résidentielles avec des conditions de vie et des facilités ?plus que satisfaisantes?. La réaction de ces travailleurs ne serait pas liée à leurs conditions de travail mais serait plutôt le fait d?une minorité de ? têtes brûlées qui veulent obtenir plus en faisant une pression physique et agressive sur la direction?, avance le porte-parole de la direction.

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