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Six suspects devant le tribunal de Curepipe
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Six suspects devant le tribunal de Curepipe
Le tribunal de Curepipe a entendu hier matin les accusations provisoires logées contre les six personnes soupçonnées d?être impliquées dans les avortements qui auraient été pratiqués sur trois femmes dans une ?clinique clandestine? à la route Sadally, Vacoas. Tous les suspects ont été libérés sous caution.
L?enquête de police, sous la supervision du Divisional Commander Vinod Appadoo, assistant commissaire de police, se poursuit. Ces policiers avaient donné l?assaut samedi matin, après analyse des informations obtenues depuis un mois. Ils ont ainsi investi un ancien atelier de soudure et y ont découvert trois femmes dans un état de somnolence, vraisemblablement après s?être fait avorter.
Sur place, quatre arrestations sont effectuées : le Dr Shrinivasa Curpen, 67 ans, anesthésiste, employé sous contrat à l?hôpital Victoria à Candos, qui serait le directeur de cette ?clinique? ; Roger Runganaiken, un infirmier à la retraite de 82 ans ; deux habitantes de Mesnil, Ramini Curpen, 38 ans et Indumati Ramasamy, 44 ans, qui auraient agi comme ?infirmières?. Les policiers découvrent aussi des instruments chirurgicaux maculés de sang, des serviettes et des draps, des antiseptiques, des appareils pour aspirer le sang et pour donner de l?oxygène. Toutes ces pièces sont saisies.
Une ambulance du Service d?aide médicale d?urgence est mandée sur les lieux. Le Dr Mungroo procède à un premier examen et les trois femmes ?traitées? sont dirigées vers l?hôpital Victoria à Candos. Des échantillons des objets saisis par les enquêteurs sont envoyés au Forensic Science Laboratory (FSL) et au laboratoire de pathologie pour analyses. Des restes, soupçonnés être ceux d?un f?tus, trouvés à la ?clinique? seront examinés au FSL, au moyen de tests ADN, pour en déterminer le groupe sanguin et, éventuellement, la paternité. Des tests pathologiques permettront de s?assurer s?il s?agit de restes humains.
A l?hôpital Victoria, les trois femmes sont examinées par le Dr A. Rajkoomar, gynécologue, en présence du Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer. Les deux médecins, après un examen approfondi par échographie, recommandent l?hospitalisation de deux d?entre elles : elles avaient des résidus de f?tus dans leur utérus.
Les deux femmes, une habitante de Moka, âgée de 25 ans, et une de Riche-en-Eau, 37 ans, sont prises en charge pour une nouvelle intervention chirurgicale. A leur sortie d?hôpital, elles sont arrêtées. La troisième, une habitante de Surinam, âgée de 27 ans est toujours hospitalisée.
Le Dr Curpen, qui a été pris d?un malaise, est toujours admis aux soins intensifs du département cardiaque de l?hôpital de Candos depuis samedi soir. Il a retenu les services de Mes Ashley Hurhangee et Dick Kwan Tat et nie avoir pratiqué l?avortement des trois femmes. Il aurait, dit-il, uniquement administré des traitements à ces personnes qui souffraient d?hémorragies? Pour obtenir leur liberté conditionnelle, les deux ?infirmières? de Mesnil ont chacune fourni une caution de Rs 6 000 et signé un engagement de Rs 25 000. Roger Runganaiken a lui été libéré contre une caution de Rs 6 000 également, et un engagement pour Rs 20 000. L?habitante de Moka a déposé Rs 5 000 de caution et s?est aussi engagée pour Rs 20 000. Celle-ci de Riche-en-Eau et son époux, arrêtés dans le sillage de cette affaire, ont été libérés sous les mêmes conditions.
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