Publicité
Six cas de dopages en huit ans
La liste s?allonge et, sincèrement, on s?en serait bien passé. Arnaud Casquette et Dolly Namaseevayen sont les septième et huitième sportifs contrôlés positif aux substances illicites depuis 1996, date du premier cas de dopage. Rappel de ces sportifs qui auraient sûrement voulu être célèbres pour d?autres faits.
Aveenash Pandoo et Steeve Juhel (mai 96)
Le sport mauricien fut éclaboussé par ses premiers cas de dopage en mai 1996. Deux haltérophiles, Aveenash Pandoo et Steeve Juhel, furent contrôlés positifs à l?issue de leur participation aux Championnats d?Afrique au Caire en Égypte.
Du clenbutérol fut retrouvé dans l?échantillon d?urine de Pandoo et du méthandiénone et du clenbutérol dans celui de Juhel. Tous deux clamèrent leur innocence. Ils risquaient une radiation à vie par la Fédération internationale d?haltérophilie (FIH).
Cet affaire avait fait couler beaucoup d?encre dans la mesure où le ministère de la Jeunesse et des Sports avait donné son aval pour une contre-expertise, mais la Fédération mauricienne d?haltérophilie avait préalablement écrit à la FIH pour refuser toute contre-expertise.
Cependant après plusieurs démarches, l?analyse des échantillons B avaient pu être faits dans les laboratoires de Cologne en Allemagne et le résultat était toujours positif.
À signaler tout de même qu?au 1er janvier 1997, la radiation avait été ramenée à deux ans de suspension grâce à une nouvelle législation pour les sportifs contrôlés positif une première fois.
Laval Lim Feng Chow et Noë Joseph (juin 1997)
L?haltérophilie a été au devant de la scène un an après le premier cas de dopage. Toujours à la suite d?un championnat d?Afrique en Égypte, mais à Ismaïla, Laval Lim Feng Chow et Noë Joseph avait été contrôlés positifs à la Nandrolone, un anabolisant figurant sur la liste des produits prohibés.
Noë Joseph et Laval Lim Feng Chow avaient permis à Maurice de récolter quatre médailles de bronze lors de ces Jeux, mais c?est autrement qu?ils allaient devenir célèbres. Ils n?ont jamais cessé de contester leur culpabilité. Contrairement aux deux précédents cas, il n?y eut point de contre-expertise.
Marie-Michèle David Mourguin (décembre 1999)
C?est la goutte d?eau qui a fait déborder le vase en ce qui concerne le dopage à Maurice, particulièrement en haltérophilie. Marie-Michèle David Mourguin a été la première femme à être contrôlée positive à une substance prohibée, soit la nandrolone. Le contrôle avait été effectué à l?issue des championnats du monde qui s?étaient déroulés à Athènes en Grèce en décembre 1999.
Une contre-expertise avait été demandée et elle a eu lieu en février 2000. Comme attendu, cette analyse de l?échantillon B s?est aussi révélée positive.
Ce cas avait soulevé un tollé dans le sport à Maurice. Un Fact finding Committee présidé par le magistrat Benjamin Joseph avait même eté institué.
Gilbert Sophie (avril 2002)
Ce fut le premier cas de dopage hors haltérophilie qui fut décelé. Le triathlète Gilbert Sophie avait été testé positif à la norandrostérone et à la furosémide à la suite d?un contrôle hors compétition effectué deux jours avant la tenue des championnats d?Afrique. Dans cette compétition qui avait eu lieu le 6 avril 2002 à Maurice, il avait pris la sixième place, soit le meilleur rang d?un Mauricien.
Un comité disciplinaire l?avait condamné à deux ans de suspension de toutes les compétitions nationales et internationales.
Cependant, après avoir présenté ses excuses à la Fédération mauricienne de triathlon et demandé un écourtement de sa supension, le comité directeur de cette instance avait pris la décision d?agréer à sa requête en novembre 2003.
Publicité
Publicité
Les plus récents