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Sir David Green directeur général du British Council
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Sir David Green directeur général du British Council
● <B>Votre visite a dû vous faire remarquer que l?anglais peine à être pleinement vivante dans notre paysage linguistique alors qu?il s?agit de notre langue officielle. A quoi attribuez-vous cela ? </B>
J?ai effectivement pu me rendre compte, à la suite des conversations avec des dirigeants de Maurice, qu?il existe une préoccupation par rapport à la place qu?occupe l?anglais. Au niveau du British Council, on a un centre éducatif où l?anglais joue naturellement un rôle important. Mais le centre a une portée relative. Avec le Knowledge and Learning Centre, nous espérons parvenir à des résultats plus probants. Mais il me semble qu?on doit affronter ce problème de manière stratégique. Nous allons travailler étroitement avec le gouvernement mauricien pour voir ce qui peut être fait. Il faut aussi tenir en compte le fait que les journaux, les radios, la télévision et les modes d?enseignement dans les écoles ne privilégient pas l?utilisation de l?anglais. Il faudrait une approche intégrée pour renverser la tendance.
● <B>En termes d?activités culturelles également le British Council à Maurice ne semble pas se montrer très ambitieux?</B>
Il faut savoir que nous ne pratiquons aucune forme d?impérialisme lorsqu?il est question de langue et de culture anglaises. Nous ne voulons rien imposer parce qu?il y a une dimension éthique à la problématique. Quand il y a une langue et une culture dominantes, les langues et les cultures minorées tendent à disparaître. Nous ne voulons pas participer à ce processus de marginalisation linguistique et culturelle. Notre rôle est de servir de pont entre les gens. Cependant, s?il y a une demande pour une meilleure saisie de la langue anglaise, nous répondrons positivement.
● <B>Diriez-vous que le British Council a atteint ses objectifs à Maurice ? </B>
J?ai constaté qu?il est très bien perçu. Sous cet angle, il est donc une réussite. Il importe toutefois de continuer à diversifier ses services. Ainsi, à côté de la bibliothèque traditionnelle qui est très populaire, on aura un Knowledge and Learning Centre proposant des services qui empruntent aux techniques modernes d?acquisition et d?échange d?information.
● <B>Le British Council souffre d?une perception d?être élitiste, accessible à quelques élus. Est-elle justifiée selon vous ? </B>
J?espère que ce n?est pas le cas. Le British Council est ouvert à tous. En témoigne le coût dérisoire du droit d?adhésion. Certes, notre audience cible reste le public jeune car c?est lui qui fournira les décideurs de demain. Mais nous sommes ouverts et accessibles à tout le monde indistinctement.
● <B>Quelle est la mission du British Council dans le monde contemporain qui est en pleine mutation ? </B>
Le British Council a un rôle important dans le monde contemporain parce que la diplomatie a subi de nombreux avatars. Les gouvernements pratiquent la diplomatie traditionnelle. Mais il y a un pendant à cela. C?est la diplomatie culturelle. Il est important de connecter les gens. En ce sens, la diplomatie traditionnelle est insuffisante. Il s?agit prioritairement d?établir des relations d?échange et de partage où toutes les parties sortent enrichies.
● <B>Le British Council est-il une extension du haut-commissariat britannique ? </B>
Dans une certaine mesure. Il est enregistré comme une institution cha-ritable. Nous recevons ainsi des fonds et nous nous devons de collecter les sommes restantes qui nous permettent de fonctionner. Dans sa structure, le British Council est appelé à travailler avec le haut-commissariat.
● <B>Qu?est-ce que le British Council vise à atteindre à Maurice? </B>
Etablir des relations bénéfiques aux deux parties. Nous voulons échanger les idées, mettre les gens en contact. Nous voulons aussi répondre aux attentes du public jeune. La question de la langue anglaise est également essentielle à Maurice.
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