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Silence, on coiffe?
?Veuillez s?abstenir de parler des affaires d?autrui. Je ne veux pas de palabres dans mon salon? Simplement, faites-vous coiffer.? Il est difficile de ne pas esquisser un sourire en lisant ces quelques mots placardés dans le salon de coiffure Nouvelle Vague de Jasmine Raffin, à Port-Mathurin. Les salons de coiffure ont parfois cette mauvaise réputation et la coiffeuse ne veut pas qu?il en soit ainsi chez elle.?C?est vrai que dans les salons de coiffure, il y a des gens qui parlent des affaires des autres. Il y a même des salons qui ont dû fermer à cause des ragots?, affirme Jasmine Raffin. Cette adepte de la méditation ajoute qu?il n?est pas bien de perdre son temps pour des choses inutiles et qu?il est difficile de se concentrer dans une telle situation. D?où l?affichage de ces mots.
Jasmine Raffin est coiffeuse depuis sept ans et travaille uniquement avec des dames. Elle a fait son apprentissage à Quatre-Bornes pendant trois ans avant de retourner dans son pays natal pour travailler dans un salon. Elle s?est mise par la suite à son propre compte depuis deux ans. ?C?est une annonce dans un journal qui m?a poussée à embrasser ce métier.? Elle puise des modèles de coupe dans des magazines qui sont mis à la disposition de ses clients.
De la coupe au brushing en passant par la coloration, Jasmine Raffin sait tout faire, mais elle souhaite retourner à Maurice pour les nouvelles techniques de coiffure. ?La mode n?arrête pas d?évoluer. Il s?est passé beaucoup de choses dans le domaine de la coiffure depuis que je suis revenue de Maurice.?
La jeune femme coiffe, en moyenne, une vingtaine de personnes par jour. C?est surtout pendant la première quinzaine du mois que les clients affluent. Elle compte aussi parmi sa clientèle un certain nombre de touristes. Les prix proposés sont très abordables. Une coupe est à Rs 35 alors que le brushing varie entre Rs 100 et Rs 150.
Jasmine Raffin a aussi une s?ur dans la profession, Josianne Gaspard. Elle souhaite avoir son propre salon et beaucoup plus grand que celui qu?elle loue actuellement. Mais les palabres risquent de s?intensifier avec le nombre grandissant de clients.
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