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Signs n Display : la créativité au service des enseignes

8 décembre 2004, 00:00

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Ils y en a de ces entreprises respirent la passion. A l’instar de Signs n Display qui est aujourd’hui en pleine expansion. Derrière cette réussite, Daniel Lai, ingénieur civil de formation, qui a abandonné 20 ans de carrière pour se lancer dans la fabrication des enseignes lumineuses. Depuis, l’entreprise évolue à coups d’innovation et de gros clients.

Le virage de 180° permet à Daniel Lai de mettre à l’épreuve sa créativité. Et les débuts sont mo-destes. En 1996, le couple Lai, démarre avec un capital de Rs 100 000 et investit dans un simple appareil pour ajuster les enseignes. Le matériel traîne aujourd’hui dans le bureau du directeur. Signs n Display conçoit, fabrique et installe des enseignes à petite échelle, ça et là.

L’envol survient avec la State Bank of Mauritius. Sa cotation pour fabriquer des plaques signalétiques est retenue. Depuis, la banque est l’une, sinon la principale, de ses clients. D’autres se sont bousculés au portillon à l’instar des supermarchés London, les produits Nestlé sans oublier la bière Phœnix.

“On ne peut rester dans le stéréotype, être statique. L’innovation est la clé dans ce secteur. Mais ça coûte de l’argent”, commente le directeur de Signs n Display. Du coup, le client doit choisir entre un produit personnalisé où la créativité et l’esthétisme entrent en jeu ou alors des enseignes toutes prêtes.

Innovation et diversification

“Des fois, l’on se retrouvait avec des pièces endommagées et irrécupérables en provenance de l’étranger”, se rappelle le directeur général. Et c’est ainsi que profitabilité oblige, Daniel Lai investit pour minimiser les importations et a recours à la sous-traitance.

Car le temps perdu est non né-gligeable en passant par l’importation. Il faut repasser la commande, patienter jusqu’à l’acheminement des matières et redémarrer la production. Un retard inadmissible. “Le but est de réduire le temps au mi-nimum entre la commande et la livraison”, indique le directeur.

La sous-traitance permet certes de réduire le temps de travail. Elle pèse lourd, cependant, dans les finances. Et l’idée de mettre en place une chaîne complète de production fait son chemin. A long terme, Daniel Lai envisage de tourner la si-tuation en sa faveur, grâce à l’achat d’un appareil pouvant graver sur différents types de matériaux. “Nous pourrons sous-traiter pour les menuisiers”, souligne-t-il.

Le succès vient d’une diversification au moment opportun. Tout en se consacrant aux enseignes, Signs n Display a étendu sa gamme en concevant des présentoirs, des comptoirs à la commande et même les stands pour les expositions telle Infotech 2004.

Ayant l’innovation en tête, Daniel Lai s’est attelé à concevoir des enseignes au néon, de minces tubes tortueux, fabriqués maison. Suivent ensuite des enseignes en trois dimensions, telle une moitié de cannette de bière, accrochée au mur.

Des enseignes miniatures jusqu’aux billboards longeant l’autoroute. Tout comme pour sa gamme de produits, l’entreprise envisage d’offrir un travail complet au futur client : la charpente du billboard et les toiles imprimées. Ajouter à cela, un souci de fidélité. “Quand je travaille pour une marque, c’est sûr que je ne bosserai pas pour le concurrent.”

Les commandes affluent. L’entreprise a bougé ce mois-ci vers un local plus spacieux, à Grande-Rivière-Nord-Ouest, avec un accent particulier sur le showroom. Les éléments sont réunis pour faire de Signs n Display, une grande enseigne. Surtout avec des clients tels que Domaine Les Pailles et la cybercité (en partenariat avec une compagnie indienne) en ligne de mire.

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