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Siddick Sohomow a demandé : ?Sap mo lavi, ena sab avek zot?

21 juillet 2006, 00:00

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Mercredi soir, Siddick Sohomow lance un appel au secours à Kabir, son fils. Et pour cause. Il est pourchassé par des hommes armés de sabre et de tuyaux dans la cour de sa petite ferme. Il crie : ?Sap molavi, ena sab avek zot.?

Kabir, qui habite avec sa mère, sa s?ur et son frère dans une petite maison située dans la cour de la ferme au milieu d?un champ de cannes à Barlow, Belle-Vue-Maurel referme immédiatement la porte de la maison en voyant quatre hommes dans la cour. Une fois le calme rétabli, Kabir court jusqu?au poste de police de Rivière-du-Rempart pour trouver de l?aide. Les policiers arrivent en hâte sur les lieux. Ils y découvrent Siddick Sohomow, toujours en vie, gisant dans une mare de sang?

Ces faits remontent à mercredi soir. La victime est transportée d?urgence à l?hôpital. ?Pa cass latet. Zafer mosque sa. Mo pou regle sa problem la momem?, lance alors Siddick Sohomow à un policier. Et il rend l?âme quelques minutes plus tard.

Une autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer, a attribué la mort de la victime à de multiples blessures, probablement causées par des coups portés avec un tuyau. Le rapport révèle que la victime a eu les dents cassées, les côtes et le bras gauche fracturés. Elle portait aussi des ecchymoses au ventre et des blessures à la tête.

Refuge au poulailler

Que s?est-il donc passé ce soir-là ? Siddick, à moto, aurait été, en fait, surpris par ses agresseurs qui s?étaient cachés dans un champ de cannes à l?entrée de la ferme. Ils l?ont roué de coups. Siddick aurait alors couru environ 150 mètres pour tenter de se réfugier dans son poulailler.

A la mi-journée hier, les éléments du Scene of Crime Office tentaient de trouver des indices qui leur permettraient de remonter jusqu?aux meurtriers. Deux tuyaux ont été retrouvés tout près de la moto. Ces pièces à conviction, qui pourraient être les armes du crime, ont été saisies pour analyses. L?enquête est placée sous la supervision des assistants commissaires de police Rajesh Ramen et Mahen Beedassy.

? Siddick se rendait tous les soirs au poulailler pour y allumer la lumière. Je suis persuadé que ses agresseurs connaissaient ses déplacements. Ils étaient nombreux car mon frère était de très forte corpulence.? C?est ce que confie de son côté, Mansoor, le frère aîné. Ce qui laisse penser que Siddick Sohomow a vraisemblablement été victime d?un règlement de comptes.

Mansoor explique que Siddick habitait seul à Rivière-du-Rempart depuis environ un an dans une maison laissée en héritage par leurs pa-rents. Cela, après sa séparation d?avec son épouse Claudette. Ils étaient d?ailleurs en instance de divorce. Il a laissé la maison située dans la cour de la ferme à son ex-femme et leurs trois enfants. Deux garçons et une fille âgés de 14, 15 et 16 ans respectivement.

Les funérailles de Siddick Sohomow ont eu lieu au domicile de son frère à morcellement St.-André, Plaine-des-Papayes.

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