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Sida : signes encourageants malgré la progression

26 novembre 2006, 00:00

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Selon le rapport annuel de l?Onusida, publié cette semaine, le sida a continué à progresser dans le monde en 2006, mais des signes encourageants apparaissent dans certains pays en ce qui concerne les comportements sexuels des jeunes.

Le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (Onusida) évalue désormais à 39,5 millions le nombre de personnes vivant avec le virus du sida, soit 2,6 millions de plus qu?en 2004.

Environ 11 000 personnes sont contaminées chaque jour par le virus, soit un total de 4,3 millions pour l?année, c?est-à-dire 400 000 de plus qu?il y a deux ans, selon l?Onusida, qui publie son rapport en prévision de la journée mondiale du Sida le 1er décembre.

Et 40 % des nouvelles infections concernent les jeunes entre 15 et 24 ans. Le sida a été identifié pour la première fois en 1981. 2,9 millions de personnes ont été tuées cette année contre 2,7 millions en 2004.

Contaminations relativement stables

C?est essentiellement dans l?ancien bloc soviétique et en Asie du Sud et du Sud-Est que l?épidémie progresse.

Dans la région « Europe orientale et Asie centrale », où l?épidémie se propage principalement via l?injection de drogue, 270 000 personnes ont été contaminées cette année, soit 70 % de plus qu?en 2004, selon les estimations de l?Onusida.

En Asie du Sud et du Sud-Est, où le virus est principalement répandu par la prostitution, l?augmentation atteint 15 % et le sida a contaminé au total 860 000 personnes cette année.

Les contaminations ont progressé de 12 % en Afrique du Nord et Moyen-Orient et de 7 % en Afrique subsaharienne mais sont restées relativement stables dans le reste du monde.

Malgré l?avancée de la maladie, l?organe onusien constate que « depuis 2000-2001, la prévalence du VIH parmi les jeunes a décliné dans huit des 11 pays disposant de données suffisantes ». Cette baisse est d?ailleurs très significative au Kenya, dans les villes de Côte d?Ivoire, du Malawi et du Zimbabwe et dans les campagnes du Botswana.

Le rapport indique que « dans la plupart des pays ayant procédé à plusieurs enquêtes, on observe certaines évolutions positives en matière de comportement sexuel parmi les jeunes ».

La proportion de jeunes ayant des rapports sexuels avec des partenaires non réguliers a ainsi baissé en Haïti, au Kenya, au Malawi et en Zambie. L?utilisation du préservatif semble en hausse en Afrique du Sud, en Ouganda, en Tanzanie, au Malawi et au Kenya.

L?Afrique noire reste de loin la région la plus touchée par le virus, avec 63 % des personnes infectées dans le monde et 72 % des décès. Globalement, 5,9 % des adultes des 15-49 ans vivent avec le virus en Afrique subsaharienne, soit un petit peu moins qu?en 2004 (6 %). La moyenne mondiale reste fixée à 1 %, avec des pourcentages allant de 0,1 % en Asie de l?Est, 0,2 % en Afrique du Nord et Moyen-Orient et 0,3 % en Europe occidentale et centrale à 0,5 % en Amérique latine, 0,6 % en Asie du Sud et du Sud-Est, 0,8 % en Amérique du Nord, et 0,9 % en Europe orientale et Asie centrale.

Cibler les stratégies de prévention

Ce sont surtout les toxicomanes, homosexuels masculins, prostitué(e) s et leurs clients qui représentent les nouvelles infections. Il est donc rappelé qu?il est « nécessaire de cibler les stratégies de prévention de traitement et de prise en charge sur les groupes de la population les plus exposés », souligne le rapport.

L?Onusida indique que l?accès aux traitements s?est considérablement accru ces dernières années. Grâce à la fourniture de médicaments anti-rétroviraux, environ 2 millions d?années de vies ont été épargnées depuis 2002 dans les pays pauvres.

© Le Nouvel Observateur

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