Publicité

Sida: Grande journée de dépistage prévue à l’hôtel de ville de Port-Louis le 20 mai

14 mai 2009, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Sida: Grande journée de dépistage prévue à l’hôtel de ville de Port-Louis le 20 mai

La municipalité de Port-Louis organise sa seconde journée de dépistage, dans la capitale, le 20 mai 2009, sous le thème «Mwa mo koné…E twa?», dans le cadre de la lutte contre le VIH-sida.

L’ONG Prévention Information Lutte Contre le Sida (PILS), le Conseil des Religions, le ministère de la Santé, ainsi que les sponsors, Rogers et Standard Bank, apportent leur soutien pour l’orchestration de cette journée. Celle-ci aura lieu à l’hôtel de ville de la capitale, à partir de 9h30 et prendra fin vers 14h30.

Les tests de dépistage seront gratuits, anonymes et effectués en un quart d’heure. C’est le personnel du ministère de la Santé qui les entreprendra dans un espace aménagé spécialement à cet effet.

De plus, d’autres activités sont également à l’agenda, le 20 mai, à la municipalité de Port-Louis: une présentation de la situation/épidémiologie du virus à Maurice, des projections sur le VIH-sida et la sexualité, des échanges avec des adolescents et associations féminines, des animations préparées par les étudiants en Form VI.

A savoir que Port-Louis et ses faubourgs constituent les zones géographiques où le nombre de personnes qui souffrent du VIH-sida est le plus élevé.

Pour rappel, la première journée de dépistage orchestrée par la mairie de Port-Louis date de 2007.   «A Maurice, les gens ont cette croyance que le rôle d’une mairie ne consiste qu’à gérer le ramassage d’ordures et vérifier si les lampadaires fonctionnent. C’est faux», déclare Kevin Boodhoo. C’est le comité qu’il préside, le Comité de l’Education, de la Technologie Informatique et de la Communication, qui est à l’initiative des journées de dépistage de la municipalité de Port-Louis.

Et d’ajouter, «A la mairie de Port-Louis, par exemple, nous avons à cœur de jouer à fond notre rôle social, c’est-à-dire d’être à l’écoute des citadins et des ONG, afin de leur venir en aide».

De leur côté, le directeur de PILS, Nicolas Ritter et le Dr Saumtally, de l’Aids Unit du ministère de la Santé profitent de cette opportunité pour souligner que le dépistage est crucial.

«Le ministère de la Santé a ouvert plusieurs centres de santé dans l’île, où il est possible de se faire dépister. Mais ce n’est pas assez. Le dépistage, c’est la clé pour connaître notre statut par rapport au virus», affirme le Dr Saumtally.

 «Si on est négatif, il faut faire un suivi pour préserver sa négativité. Si on est positif, il existe des traitements», poursuit ce médecin. «Et une prise en charge efficace», ajoute Nicolas Ritter.

Le directeur de PILS fait aussi part de son observation que «les Mauriciens sont très craintifs par rapport au dépistage». Il explique que les personnes qui se font dépistées à Maurice sont majoritairement des femmes enceintes, des travailleurs migrants, des donneurs de sang et des prisonniers.

«Le taux de dépistage volontaire reste très faible. Uniquement environ 1 000 personnes viennent volontairement se faire dépister chaque année à Maurice. Ce nombre est insignifiant si l’on considère que plus d’un million de personnes habitent le pays», dit-il.

Finalement, les organisateurs se baseront sur l’affluence à l’hôtel de Ville de Port-Louis en cette journée pour en mesurer le succès. Encore une occasion où les membres du public n’auront pas de prétexte. Rien à débourser pour se faire dépister, confidentialité des résultats respectée…

Après tout, c’est notre santé qui est en jeu. D’ailleurs, le VIH-sida n’arrive pas qu’aux autres. C’est certainement là où l’adage «mieux prévenir que guérir», prend tout son sens.

Publicité