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Sida : 96 % des nouveaux cas sont liés à la drogue
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Sida : 96 % des nouveaux cas sont liés à la drogue
L?organisation non gouvernementale Prévention, Information et Lutte contre le Sida (Pils) revient à la charge auprès des autorités sur la propagation du VIH-sida par usage de drogue par voie intraveineuse. Les chiffres sont éloquents : plus de 900 nouveaux cas durant les 12 derniers mois, représentant 96 %, ont été contaminés par partage de seringues.
Cette dure réalité, qui n?a pas l?air de faire son chemin dans la tête des autorités, a été évoquée hier matin par Dhiren Moher et Nicolas Ritter, respectivement président, et fondateur et porte-parole de Pils dans le cadre de la présentation du programme d?activités de cette ONG pour marquer la Journée mondiale de la lutte contre le sida, le 1er décembre. Le thème de cette journée est ?Stop Sida ? Tenons les Promesses?.
De 1987 à 2005, 1 974 cas de séropositivité ont été dépistés. Parmi, 115 personnes en sont mortes. Et la majorité des nouveaux cas ? 96% de plus de 900 cas pour 2005 - sont des infections notées dans le milieu des toxicomanes qui s?échangent les seringues.
Depuis sa création en 1996, Pils n?a cessé d?attirer l?attention des autorités sur ?la menace que constitue la pratique généralisée du partage de seringues chez les usagers de drogue par voie intraveineuse sur la santé publique?.
Et la crainte de cette organisation non gouvernementale s?est confirmée au fil des ans. D?autant plus que ?les autorités sanitaires et politiques n?ont pris aucune disposition pour réduire les risques liés à cette pratique?, ont souligné Dhiren Moher et Nicolas Ritter. Selon les chiffres officiels, 15 % des usagers mauriciens de drogue par voie intraveineuse sont séropositifs. Il est estimé que dans certaines zones de la capitale, ils sont 50% des toxicomanes à être porteurs du VIH-sida.
Cette communauté ne vit pas en vase clos et comme elle est sexuellement active, elle transmet le virus à d?autres groupes dont des femmes. Il y a eu une augmentation significative des femmes enceintes, porteuses du VIH ? entre 10 et 15 femmes par an et 22 depuis le début de l?année ? et celles-ci ne sont ni des travailleuses du sexe, ni des droguées. Par contre, leur partenaire sexuel a eu une histoire avec la drogue. Autant de chiffres qui devraient inciter les autorités à prendre des actions concrètes.
Pour la Journée mondiale de la lutte contre le sida, Pils a élaboré un programme d?activités. Du 1er au 3 décembre, l?ONG fera sa quête nationale. Le Quatuor français PSOPHOS animera deux soirées pour le compte de Pils, soit le 2 décembre au Conservatoire François Mitterrand et le lendemain au Moulin Cassé, à Grand-Baie. L?entrée au conservatoire est à Rs 225 pour les adhérents et Rs 275 pour les autres. Le droit d?entrée au Moulin Cassé est de Rs 450 pour les adhérents et Rs 500 ? cocktail compris ? pour les membres du public. Les billets sont disponibles chez Otayo.
IV Play, boutique de mode du styliste Mario Guillot, réalise une fois de plus une collection de jeans et de T-shirts en édition limitée au profit de l?ONG. Ceux-ci sont disponibles dans toutes ses boutiques.
De plus, les entrées de deux soirées en discothèque ? le 2 décembre à Enigma, à Quatre-Bornes et le 3 décembre au Mojo Night Club, à Grand-Baie ? iront à Pils. Cette ONG en collaboration avec le Centre culturel Charles Baudelaire (CCCB), a aussi prévu d?exposer des affiches africaines sur le VIH-Sida. Une vaste campagne de communication radio, réalisée par l?agence Publico Creative et financée par Courts aura lieu.
En dernier lieu, un concert gratuit, intitulé Urgence ToxSida, se déroulera le mardi 6 décembre entre 18 et 22 heures. Organisé par Cyper Produktion et le CCCB et tenu sous le parrainage de la mairie de Beau-Bassin-Rose-Hill et de la Commission de l?océan Indien, il réunira des artistes malgaches, seychellois, réunionnais, comoriens et mauriciens.
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