Publicité
Si près du bonheur?
Non, pour les filles de Maurice, ce n?était pas faute d?avoir tout tenté, tout donné, hier, sur le parquet de Phoenix. Absolument pas. Mais, après avoir longtemps fait jeu égal avec leurs redoutables homologues de la Réunion, au point d?entretenir l?espoir d?une victoire historique à l?entame de l?ultime quart, elles devaient finalement craquer sous le poids de l?artillerie adverse.
?Malgré cet échec, je dis bravo aux filles pour la merveilleuse prestation qu?elles ont réussie ce matin, face à un adversaire de la trempe de la Réunion. Mais il paraît que certaines d?entre elles m?en veulent eu égard à ma gestion du dernier quart crucial. Je les comprends, puisqu?elles sont encore sous le coup de l?émotion.
C?est plus tard qu?elles réaliseront ce qu?elles auront accompli de bien en dépit de cette défaite. En tout cas, je dois dire que j?assume entièrement toutes mes décisions?, laissait entendre le sélectionneur, Pascal Rivière.
De cette confrontation, on peut dire que, quand Maggie Derblay et les siennes pointèrent avec une avance de six longueurs (35-29) au début du quatrième quart (après avoir atteint la pause à 22-17), c?était de la folie dans les gradins pleins à craquer. Sans doute les supporters quadricolores se disaient-ils alors que cette première finale de Maurice dans l?histoire de ces Jeux, nos filles la tenaient bien cette fois.
Toutefois, c?était mal connaître les ressources physiques et mentales de la Réunion, doublées de son sens tactique.
En fait, s?appuyant dès lors sur un strict marquage individuel exercé haut, les Réunionnaises devaient commencer à gêner considérablement les nôtres aux entournures. D?autant que Maurice ? qui avait perdu sur blessure, dès le quart initial, le concours actif de son robuste pivot, Karine Belle-Etoile ? ne parvenait pas à contrer les grands gabarits adverses au niveau des rebonds.
C?est ainsi que la Réunion devait recoller à 37-37, avant d?arracher la victoire et le visa en finale à 45-40.
Pour nos représentantes, c?était bien évidemment la désillusion totale et elles étaient toutes en larmes au son du buzzer. Mais qu?elles se rassurent : en dépit de ce résultat, elles méritent d?être félicitées bien bas pour le spectacle offert hier. Même si elles ne sont pas allées au bout de leurs ambitions.
Quant au coach de la Réunion, Victor Carlot, il devait pousser un ouf de soulagement à la fin du choc intense. ?Je félicite la formation mauricienne pour sa performance ce matin. En fait, par rapport à l?effectif qui avait évolué à la Réunion lors des Jeux de 1998, où certaines des joueuses ne savaient même pas tenir le ballon, je mesure le progrès accompli par Maurice depuis. Et c?est bien pour le basket de l?océan Indien. D?ailleurs, je dois même avouer que sans la sortie de votre n° 10 (NdlR : Karine Belle-Etoile), notre tâche dans l?ultime tranche aurait été plus ardue. Mais ce qui a fait surtout la différence à la fin, c?est notre expérience du haut niveau?, devait-il souligner.
Dans l?autre demi-finale, disputée hier également, Madagascar, quadruple champio en titre et favori pour une autre palme, a, comme prévu, survolé littéralement les Comores (101-31). Ce qui fait que cet après-midi, à partir de 16 heures, Maurice sera opposée aux Comores en match de classement, alors que la Réunion croisera le fer avec Madagascar, demain, dans la grande finale (19 heures).
Claude JULIE
Publicité
Publicité
Les plus récents