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Shyam Seebaluck : «La police ment»
«La polis pe koz manti. Zot pe blam mwa et zot pe detrir mo karier profesionel dan la box.» Les propos sont du kickboxer, Shyam Seebaluck hier en cour intermédiaire. Lui et son père, Navin Seebaluck, sont accusés de possession et de vente d?héroïne. Ils plaident non coupables.
Ils avaient tous deux été arrêtés le 15 janvier 2004, à Bambous, par l?Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu). Selon l?acte d?accusation, ils auraient proposé en vente 20 grammes d?héroïne à Rs 4 500 le gramme à deux membres de l?Adsu. Ces derniers, Saleem Toofany et Christopher Léonore, s?étaient fait passer pour deux drogués.
Hier en cour, le sergent Unoo a produit le Cash Book de l?Adsu devant la magistrate Renuka Dabee. Un montant de Rs 7 000 y figure avec mention que l?inspecteur Hector Tuyau en a pris possession. Ce témoin vient ainsi contredire les constables Toofany et Léonore qui, dans leur déposition, indiquent que l?inspecteur leur avait remis la somme de Rs 100 000 pour se procurer de la drogue des Seebaluck.
De son côté et dans sa déclaration, Navin Seebaluck a blanchi son fils. «Mo garson Shyam pa konn nanie. Mo ti dir li akonpagn mwa. Li finn obeir couma ene garson obeir so papa. Mo pli gran regre, seki mo garson so karier profesionel inn detrui. Olie li gagn rekonesans, li rant dan prizon.»
Mes Rex Stephen et Raouf Gulbul, qui défendent respectivement le père et le fils, ont invité la magistrate à rejeter le témoignage des constables Toofany et Léonore. Le verdict sera rendu le 3 décembre 2004.
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