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Shakuntala Hawoldar, Moksha a grandi

1 septembre 2008, 00:00

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Vraiment super. Cette «nani». Qui vous donne des «mo gaté», des «my love» à tout va. Sans jamais cesser de vous assurer que «you are the greatest». Aïeule toute miel sans être mielleuse. Enveloppante sans être encombrante. Avant tout bien intentionnée.

C?est l?état d?esprit de Shakuntala Hawoldar, neuf ans après Stories for Moksha. La petite a grandi. C?est maintenant une adolescente de 15 ans. En plein dans la période charnière de la vie, celle des questionnements, des angoisses et des confusions. La mission de «nani», est d?être la bouée, l?ancrage de Moksha. Un repère dans un monde rempli, «d?inanité et d?insanité», comme le décrit l?auteur. Qui réédite en première partie de cet ouvrage, les histoires pour l?enfant qu?à été Moksha.

«Cette deuxième partie sert à montrer comment Moksha apprend à raisonner,» explique l?auteur. Elle cherche la raison, et la paix de l?âme. Pour aiguiller sa quête, sa rassurante grand-mère, image même de la sérénité, de la droiture, de la réflexion qui précède la parole pour la rendre juste est là. A la rescousse. Choisissant le bon moment ? après une fête d?anniversaire, un après-midi ensoleillé, ou juste avant le dodo ? pour distiller une sagesse puisée dans des histoires séculaires.

Des histoires ? Mieux encore. Shakuntala Hawoldar retourne aux origines. Bouddha, Jesus, Sathya Sai Baba, Amma, le prophète Mahomet. En somme six histoires pour aller vers le centre de la vie. Car Moksha en sanskrit signifie «libération de soi», rappelle l?auteur. Mosha devient métaphore pour montrer qu?elle va chercher à l?intérieur d?elle-même et que ce faisant, elle entraîne le lecteur dans l?introspection bienfaisante.

Retour aux sources

Mais en fait, quel chemin suivre ? Quels repères ? Qui croire ? A qui accorder sa confiance ? Shakuntala Hawoldar a des réponses toutes prêtes. Ce qui ne veut pas dire qu?elles sont toutes faites. ?In order to find true meaning, we must realise we are not just cosmic, chemical dust ? we are in fact consciousness. And although the human condition is characterised by existential loneliness and angst we can create meaning for ourselves by connecting to one another, through our spiritual antennae?, écrit l?auteur en guise d?introduction. ?The masters and teachers in this book point the way to the child and the care-giver, be it parent or teacher?.

C?est là l?intérêt de ces histoires. C?est que le flot n?est pas à sens unique. D?une «nani» qui serait omnisciente vers des enfants ? Moksha et son jeune cousin Nirakar ? qui seraient infantilisés. Au contraire, de temps à autre, souvent même, nani avoue en son for intérieur que la perspicacité des enfants lui donne matière à réfléchir. ?Nirakar, the imp of the tales, taught Nani more than you can imagine. What with his spurts of anger, noisy explosions and intuitive meanderings, Nani learnt more than she could digest. She learnt the secret lives of children with their dreamy states, their quiet slumbering desires when they floated around in their unique space and time capsules. They have to be awakened, time and again, to the adult world and brought back to their parents? reality which they hardly fathom?.

Pour aligner ces sphères de compréhension, l?auteur propose à la fin de chacune des six histoires, un questionnaire qui va croissant dans l?exploration de la morale de ces contes intemporels.

*disponible en librairie à la fin du mois.

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