Publicité

Shakeel Mohamed: «La direction de l’hôtel Le St Géran agit de manière inacceptable !»

21 mars 2013, 06:04

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Shakeel Mohamed: «La direction de l’hôtel Le St Géran agit de manière inacceptable !»

 

C’est la première fois que le ministre du Travail se prononce sur le licenciement au sein de l’hôtel Le St Géran. Il se dit remonté contre la direction de l’établissement qui a, selon lui, très mal agi.

 

Shakeel Mohamed se range du côté des employés licenciés de l’hôtel Le St Géran. Sollicité par l’express, il dit prendre le cas de licenciement des 18 employés au sérieux et attend des explications de la part des directeurs de l’établissement hôtelier.

 

Ils sont près d’une vingtaine à avoir reçu leur feuille de route à la fin de janvier 2013. La cause: restructuration due à une situation économique difficile. Sauf que le ministre du Travail n’y croit pas. Selon lui, si c’était le cas, les «cadres du management auraient, eux aussi, eu à en faire les frais».

 

Et Shakeel Mohamed va plus loin. Il considère que les directeurs de l’établissement se sont permis de faire ce qu’ils n’auraient jamais fait dans leurs pays.

 

«La bonne pratique en entreprise veut que les employés qui ont rejoint la société en dernier, soient les premiers à être licenciés et non pas ceux qui comptent plus de vingt années de service. De plus, les conditions dans lesquelles ces employés ont été limogés sont inacceptables !» affirme Shakeel Mohamed.

 

A la suite de plusieurs réunions avec les travailleurs congédiés, le ministre dit comprendre que la décision de licencier n’a pas été discutée, au préalable, avec les employés et les syndicalistes. Il qualifie cette décision «d’unilatérale et arbitraire».

 

«En Europe, lorsqu’une entreprise est en difficulté financière, on considère toutes les options avant d’envisager le licenciement. On baisse les salaires des directeurs, on négocie avec les employés pour qu’ils acceptent de gagner moins d’argent et ce n’est qu’en dernier lieu qu’on a recours au licenciement. Si c’est en vigueur en Europe, pourquoi les directeurs étrangers qui viennent à Maurice n’appliqueraient-ils pas la même règle ici ? S’ils ne comprennent pas cela, qu’ils ne viennent pas !» lance-t-il.

 

Pour sa part, Atma Shanto, président de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU) affirme que tout ce qui est proposé aux travailleurs n’est que le strict minimum. «Ils ont travaillé de longues années au sein de l’entreprise, ils ne peuvent pas accepter de recevoir 15 jours de salaires par année de service. Il est hors de question de baisser les bras», affirme le syndicaliste.

 

Il a d’ailleurs, organisé une manifestation devant les locaux de la Victoria House, mercredi 20 mars.

 

Shakeel Mohamed précise qu’il a déjà fixé une rencontre avec la direction de l’hôtel pour le mardi 26 mars prochain à 13h30. «Je vais les rencontrer en présence des travailleurs et du syndicaliste. Il ne faut pas oublier que l’investisseur a des responsabilités envers le pays dans lequel il investit. Moi j’attends des explications !», affirme le ministre du Travail.

 

 

 

Publicité